lundi 29 octobre 2012

Pernes-les-Fontaines, Sylvie Deparis clôture la programmation 2012 de la galerie l'R du Cormoran

Sylvie Deparis
Le long de la Nesque, à droite de la spectaculaire porte Notre-Dame et presque accolée à la Halle couverte,  la galerie l'R du Cormoran se repère grâce à sa façade réalisée par l'agence d'architecture Fanzutti, basée à Avignon. Depuis sept ans, d'avril à décembre et au rythme de quatre expositions par an, Christine Dantaux et Mario Moretti, deux collectionneurs, ont souhaité s'engager plus encore dans le soutien à l'art contemporain en représentant leurs propres artistes. 
Et c'est donc la gardoise Sylvie Deparis qui clôturera le saison 2012. Son travail, entre dessin et peinture, se caractérise par l'utilisation d'un support qui n'est pas du papier traditionnel mais de l'intissé. Réalisé avec des fibres de cellulose pressées auxquelles est ajouté une résine de polyester, ce matériaux à l'apparence du papier ou du tissus a pour avantage d'être insensible aux variations hygrométriques. Elle l'utilise en grammage varié qui rend ce support soit opaque soit translucide, permettant ainsi de l'utiliser en tableau ou en support lumineux. Cette dernière possibilité donne d'ailleurs à sa démarche une ouverture "art décoratif" tout à fait intéressante.
Ses motifs, végétaux, une branche de cyprès par exemple, retranscrits entre abstrait et figuratif viennent  se poser avec sensibilité au pastel, à l'acrylique, à l'encre de Chine, en couleurs, en traits noir, en aplats blanc sur le support doux. 
Sa démarche artistique est portée par un prérequis : l'immersion dans la nature et, au sein des végétaux, une perception de tout le corps. Elle est entretenue par des séjours au Vietnam, en Corée du Sud et en Chine. 

Olivia Gazzano

Galerie, l'R du Cormoran, Sylvie Deparis, du 26 octbre au 22 décembre 2012. 5 rue de la Halle, du mercredi au vendredi de 15 h à 19 h et le samedi de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h. Sur rendez-vous en appelant le 04 90 11 01 59. www.galerie-r-du-cormoran.com


jeudi 25 octobre 2012

La vie de libraire sur le mode Bref




Bref, je suis libraire est une parodie en mode condensé de la journée d'un libraire,librement inspiré de la mini série Bref diffusée chaque soir d'août 2011 à juillet 2012 dans Le Grand Journal de Canal +. Sur un mode décalé, Bref égraine, épisode après épisode, des scènes de la vie quotidienne.

Elle a été réalisée à l'occasion des Assises régionales de la librairie indépendante en Paca (22 et 23 octobre 2012, Toulon), par l'Agence régionale du Livre Paca et l'Association Libraires du Sud. 
Retrouvez l'étude sur la Situation économique de la librairie indépendante en Paca :

mercredi 24 octobre 2012

Quinson, derniers jours de l'exposition "Néandertal l'Européen"

La première communauté européenne est néandertalienne. Que savons-nous de ces hommes de Néandertal, dont l'évolution commence il y a quelque 500 000 ans en Europe ? Quel était leur mode de vie ? Quelles différences anatomiques avec nous? Savait-il parler ? Espèce distincte ou sous-espèce ? Quand et comment ont-ils disparu ? L'exposition Néandertal, l'Européen, encore visible jusqu'au 1er novembre 2012 au musée de Préhistoire des gorges du Verdon, vous invite à la rencontre d'une fascinante humanité, antérieure à la nôtre, qui s'est éteinte 30 000 ans avant notre ère. 
Conçue et réalisée par la Direction de l’archéologie du Service public de Wallonie, en partenariat avec le Musée de la Préhistoire en Wallonie, l’exposition présente les réponses les plus actuelles à toutes ces questions. Véritable ouverture à l’éveil scientifique, les visiteurs y apprennent ce que l’on sait de Néandertal et surtout comment on le sait. 
Pensée et conçue pour être une exposition itinérante et modulable adaptable à la Préhistoire locale, Néandertal l’Européen est accueillie pour la première fois en France par le Musée de Préhistoire des gorges du Verdon.  Exposition temporaire jusqu'au 1er novembre 2012. Musée de Préhistoire des gorges du Verdon, Route de Montmeyan, 04 500 Quinson. www.museeprehistoire.com 

Avignon, le Carribean film corner au théâtre du Chapeau rouge

Créé à Londres en 2009 dans le but de promouvoir le cinéma caribéen,le Carribean film corner a pour but de représenter la production cinématographique de la Caraïbe anglophone, francophone, hispanophone et néerlandaise. Faire connaître ces cinémas, promouvoir la diversité caribéenne et l'industrie cinématographique de ces régions du monde afin de donner à voir encore mieux leurs identités culturelles en encourageant la production et la création de films réalisés par des caribéens, voila le but de ce festival qui s'établit cette année à Avignon. Avignon, qui après la Chapelle du Verbe incarné, l'été durant le Off, devient un peu plus encore, une vitrine des outre-mer. 
Co-organisé par trois caribéens installés à Londres (Marc Woods originaire de Trinidad et Tobago, Neigeme Glasgow-Maeda de Guyane et Samuel Nirelep de Guadeloupe), ce festival est accueilli par le théâtre du Chapeau rouge dirigé par la londonienne Helen Landau et le provençal Francis Squire.
On y verra des court-métrages, des documentaires, un film d'animation et un long métrage : Nou mèm (Junsunn Lo), Apocalypse (Olivier Ozier la Fontaine, Martinique), The faces of the slave trade (Neigeme Glasgow-Maeda, Trinidad &Tobago/RU), 20 anos (Barbaro Joel Ortiz, Cuba), Un Juego de Ninos, Jacques Toutlemonde), Le bonheur d'Elza (Mariette Monpierre, Guadeloupe), Musiques Résistances (Alice Raulo), Socca a power in Trinidad et Tobago (Claude Santiago), La puissance du vagin (Jimmel Daniel, Trinidad &Tobago), Smoky Speaks (Amingo Thora, Martinique). The Carribean film corner, du 24 au 27 octobre, 20h30, théâtre du Chapeau rouge, 34, 36 rue du Chapeau Rouge. 84000 Avignon. Tel : 04 90 84 04 03. Asso.chapeau.rouge@hotmail.fr

lundi 22 octobre 2012

Apt, la Fondation Blachère présente "Pour un monde durable"

Lors de la 9e édition des Rencontres de Bamako, au Mali, qui se sont déroulées du 1er novembre 2010 au 1e janvier 2011, la Fondation Blachère, en partenariat avec la fondation HRA-Pharma, a désigné six lauréats photographes et vidéaste : Kiripi Katembo (RD Congo), Nyaba Léon Ouedrago (Burkina Faso), Mario Macilau (Mozambique), Arturo Bibang (Guinée équatoriale), Fatoumata Diabaté (Mali) et Khaled Hafez (Egypte).
Présents aux Rencontres photographiques d'Arles et notamment dans le cadre des Nuits de la Roquette, grâce à la fondation Blachère, on pourra dès le 23 octobre 2012 apprécier leurs travaux à la fondation, en même temps que les acquisitions de la collection Blachère. Pierre Jaccaud a choisi de présenter cette année l'ensemble sous forme d'un accrochage classique mêlé à un dispositif novateur de diaporama.
En cet automne 2012, l'exposition de la Fondation Blachère raisonnera d'une manière particulière. Le  Mali est aujourd'hui scindé en deux, la situation est instable et les prochaines Rencontres de Bamako sont compromises. Prix de la Fondation à la Biennale de Bamako 2011 "Pour un monde durable". 23 octobre 2012- 3 février 2013. Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h30, entrée libre.

Avignon, le Secteur sauvegardé, regard, enjeux et perspectives

Cette année marque le cinquantenaire de la naissance des Secteurs sauvegardés avec la loi du 4 août 1962 (loi dite Malraux) Celle-ci a marqué les esprits et elle reste la plus célèbre des mesures prises en faveur du patrimoine dans les années 1960. La résurrection du Marais, la mise en valeur de Sarlat, la restauration du vieux Lyon et la création du plus petit secteur sauvegardé en France : la Balance à Avignon, sont toujours portées à l’actif d’André Malraux. 
A ce titre une table ronde ouverte à un large public aura lieu à l'Université d'Avignon et des pays de Vaucluse. Cette rencontre est organisée en collaboration avec le Master Patrimoines et archives historiques de l'Université. Elle sera animée par Catherine Wolff, responsable du Master Patrimoine et archives historiques et Patrice Isnard, Défricheur de patrimoine. Interviendront : Frédéric Rogier Adjoint à l'Urbanisme-ville d'Avignon, Renaud Ducastelle-Architecte et urbaniste en chef de l'Etat-Architecte des Bâtiments de France-Chef du STAP de Vaucluse, Robert Fidenti président du CIQ des Halles, Jean-Pierre Guin-Avocat et Daniel Fanzutti-Architecte.

Face au mouvement de rénovation urbaine qui accompagne la reconstruction de l’après-guerre, peu respectueux des quartiers historiques pour certains vétustes et insalubres, le dispositif des secteurs sauvegardés attirait l’attention sur la valeur architecturale et urbaine des centres anciens. Sa protection est organisée dans le cadre d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), outil de gestion aux objectifs affirmés de connaissance approfondie de l’histoire urbaine et architecturale, de conservation et de restauration du bâti et des espaces patrimoniaux, mais également d’évolution à terme. 
Compte tenu de la particularité du secteur sauvegardé d'Avignon, qui compte parmi les plus étendus de France, avec son périmètre inclus à l'intérieur de remparts du XIVe siècle, l’objectif de cette rencontre est de retracer les grandes lignes des deux secteurs sauvegardés de la ville, d'évaluer les grandes actions entreprises et de mettre en perspective les évolutions futures. Table ronde Avignon : le secteur sauvegardé. Regard, enjeux et perspectives. Université d'Avignon, amphithéâtre AT01, site Sainte-Marthe, 26 octobre, de 13h30 à 18h30.       

"Kokopelli a fait du trop bon travail " bilan d'action de la journée du 16 octobre 2012

Jardiniers, citoyens, votre attention.
La Cour de justice de l'Union européenne a sacrifié la biodiversité sur l'autel de la productivité le 12 juillet dernier en condamnant l'association à but non lucratif Kokopelli qui défend la biodiversité en conservant et proposant à tout un chacun 2200 semences de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires et ornementales, reproductibles,  au profit des Graines Baumaux.
Le 16 octobre dernier, Kokopelli et d'autres associations, ont mené une journée d'action symbolique devant l'hôtel Sheraton, à Bruxelles, où se tenait une réunion du lobby des semenciers mondiaux.

Rappel des faits.
Le 12 juillet 2012, l'association a but non lucratif Kokopelli  a été condamnée, par la Cour de justice de l’Union européenne,  à payer à l’entreprise Graines Baumaux 100 000 euros de dommages-intérêts pour concurrence déloyale, au motif que ses semences ne sont pas inscrites au catalogue officiel. Quelles sont les semences inscrites dans ce catalogue officiel ? Celles de Monsanto et de Baumaux, Bayer, par exemple ... 

Extrait de l'arrêt de la Cour : 

"Le litige au principal et la question préjudicielle

21.      Kokopelli est une association à but non lucratif qui vend des semences de variétés potagères et florales anciennes issues de l’agriculture biologique et qui met à la disposition de ses adhérents des variétés potagères peu cultivées en France.

22.     Baumaux a pour activité l’exploitation et la commercialisation de graines de semences florales et potagères. Cette société a introduit, au cours de l’année 2005, une action en concurrence déloyale contre Kokopelli, demandant, notamment, des dommages et intérêts forfaitaires d’un montant de 50 000 euros, ainsi que l’arrêt de toute publicité concernant les variétés commercialisées par celle-ci.

23.      Par un jugement du 14 janvier 2008, le tribunal de grande instance de Nancy a condamné Kokopelli au paiement de dommages et intérêts à Baumaux pour concurrence déloyale. Cette juridiction a constaté que Kokopelli et Baumaux intervenaient dans le secteur des graines anciennes ou de collection, qu’elles commercialisaient des produits identiques ou similaires pour 233 d’entre eux et qu’elles s’adressaient à la même clientèle de jardiniers amateurs et étaient donc en situation de concurrence. Il a, dès lors, considéré que Kokopelli se livrait à des actes de concurrence déloyale en mettant en vente des graines de semences potagères ne figurant ni sur le catalogue français ni sur le catalogue commun des variétés des espèces de légumes.

24.      Kokopelli a fait appel de ce jugement devant la cour d’appel de Nancy.

25.      C’est dans ces conditions que la cour d’appel de Nancy a décidé de surseoir à statuer et de poser à la Cour la question préjudicielle suivante:

«[L]es directives 98/95/CE, 2002/53/CE et 2002/55/CE du Conseil et 2009/145 de la Commission sont-elles valides au regard des droits et principes fondamentaux suivants de l’Union européenne, à savoir, ceux du libre exercice de l’activité économique, de proportionnalité, d’égalité ou de non-discrimination, de libre circulation des marchandises, et au regard des engagements pris aux termes du [Tirpaa], notamment en ce qu’elles imposent des contraintes de production et de commercialisation aux semences et plants anciens?»"


Il faut ajouter que la Cour de justice de l’Union européenne a pris cet arrêt en allant contre les conclusions de l'avocate générale, présentées le 19 janvier 2012.

 "L’interdiction prévue à l’article 3, paragraphe 1, de la directive 2002/55/CE du Conseil, du 13 juin 2002, concernant la commercialisation des semences de légumes, de commercialiser des semences d’une variété dont il n’est pas établi qu’elle est distincte, stable et suffisamment homogène ni, le cas échéant, qu’elle possède une valeur culturale ou d’utilisation suffisante est invalide en ce qu’elle viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise au sens de l’article 16 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la libre circulation des marchandises au sens de l’article 34 TFUE ainsi que le principe d’égalité de traitement au sens de l’article 20 de ladite charte."


Pour mieux comprendre :

Olivia Gazzano

vendredi 19 octobre 2012

Entrechaux, Lafare, Rasteau, Sablet, Savoillans, Séguret, Travaillans, Vaison, Villedieu, "Après les vendanges" les communes vigneronnes se distraient

Il n'y avait pas beaucoup de raisins à récolter cette année, mais les vendanges se sont bien passées, sans être vraiment interrompues par la pluie. On peut donc maintenant se détendre en allant profiter dans une des salles communales du programme "punchy", sympathique et toujours intelligent concocté par les Ateliers du Regard pour le festival "Après les vendanges".
Le choix est varié, il y en a pour tous les âges et pour toutes les humeurs : des textes de Pierre Magnan "à la manière des conteurs", un dîner-spectacle "loufolk’n’roll" avec Ornicar, le groupe  The Moorings - des racines irlandaises et de l'énergie punk rock, première partie des Pogues à l'Olympia tout de même !- le joyeux zazou Richard Gotainer (vous vous souvenez : le Mambo du decalco), Yves Cusset qui depuis 2004, dans le OFF, à Avignon, philosophe avec succès et toujours de manière drôle et poétique. Il faut dire que pour intéresser des lycéens à la philo, il faut de l'imagination ! Et oui, Yves Cusset est agrégé et docteur en philosophie ! Et comme le monde va mal, et pas seulement ses étudiants, il propose la thérapie par le rire pour faire avaler la pilule. Il nous revient avec un des spectacles joués cet été dans le OFF : "rien ne sert d'exister".
Pour ceux qui aiment avoir la tête dans les nuages, on suggérera le spectacle de l'école de cirque Les pieds en l'Air suivi de celui des Kalderas.
Dick Annegarn qui compose pour M, Bénabar, Calogero ou Matthieu Boogaert, revient sur la scène avec des classiques du répertoire folk-blues américain. Quant aux  Squarefish Groove, leur programme est de mettre le feu au village de Lafare avec leur répertoire groove et jazz rock, et la complicité de la sulfureuse diva « Mess Drey» qui réinvente la Soul des années 70. Funky à souhait !
Après les Vendanges, c'est aussi "Le Malade imaginaire" par le TRAC de Beaumes-de-Venise, et ... Wally qui a arrêté les bretelles. Il nous l'annonce dans son nouveau spectacle, fait d'humour et de chanson dans un style bien à lui. Ce bonhomme Bobby Lapointe est un maître de la formule qui vous laisse à terre et des répliques décapantes. Ah oui, une précision : il a arrêté les bretelles mais il n'a pas perdu son accent aveyronnais. Après les vendanges, du 31 octobre au 8 décembre 2012. Entrechaux, Lafare, Rasteau, Sablet, Savoillans, Séguret, Travaillans, Vaison, Villedieu. Les dates, les tarifs, les réservations ICI .

Olivia Gazzano

jeudi 18 octobre 2012

Mane, oeuvres récentes d'Agathe Larpent au prieuré de Salagon

Le musée de Salagon propose aux visiteurs une exposition de sculptures récentes d'Agathe Larpent. Figure
emblématique de la céramique contemporaine française, l’artiste propose une lecture personnelle du joyau patrimonial qu’est l'église de Salagon. Sa première source d’inspiration est la feuille d’acanthe. Très présent dans l’art roman provençal, ce motif ornemental est inspiré de cette plante méditerranéenne qui se caractérise par des feuilles profondément découpées. Ce type d’ornement figure sur le chapiteau, pièce
qui couronne les colonnes des églises. Agathe Larpent a longuement contemplé ces plantes avant de les redessiner.
Les acanthes mais aussi les braises en résonance avec le rouge flamboyant des célèbres vitraux d’Aurélie Nemours installés dans l’église de Salagon depuis 1998 : une « table de braise » de l’artiste vient les sublimer encore d’avantage.
Les céramiques d’Agathe Larpent, créées à l’occasion de cette exposition temporaire, habillent principalement l’intérieur de l’église sous forme de dalles et de frises murales mais aussi les jardins avoisinants de Salagon. Une exposition unique et singulière d’une artiste contemporaine reconnue.
D’acanthes et de braises -Agathe Larpent, musée de Salagon, jusqu'au au 14 novembre 2012. Plein tarif : 7 €.  Tarif passeport des musées : 5 €.  Tarif réduit (jeunes de 12 à 18 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, personnes handicapées).  Gratuité pour les moins de 12 ans. Octobre/Novembre/ 15 décembre : 10h-18h.

Vaison-la-Romaine, le défi 2013 d'Hadrien 2000 !

Le dimanche 7 juillet 2013 à 20h au Théâtre Antique de Vaison-la-Romaine, vous pourriez assistez dans le lieu conçu pour de tels spectacles à la représentation des Bacchantes d’Euripide par le Théâtre Demodocos !
Pour que ce défi soit relevé, pour que notre rêve devienne réalité, il faut garantir une fréquentation significative et donc obtenir la prévente de 500 billets avant le 31 décembre 2012.
Ces billets sont proposés au tarif préférentiel de 20 € (25 € ensuite). Les 50 premiers souscripteurs se verront offrir une seconde place. Les chèques seront encaissés en janvier si l’objectif est atteint (détruits si non). Un reçu de souscription sera adressé par mail. Les billets seront tenus à disposition le 7 juillet au soir à la Ferme des Arts. Inscrivez-vous en nombre, soutenez la démarche courageuse de l'association Hadrien 2000 et devenez les ambassadeurs de son défi ! Vous trouverez les détails du projet et le bulletin de prévente en cliquant sur le lien suivant : bacchantes2013.pdf

Entraigues, la pianiste Vanessa Wagner à la Courroie

La pianiste Vanessa Wagner se produit dans le monde entier, des plus belles salles aux plus grands festivals, alors pourquoi pas à La Courroie ? Le programme qu'elle interprètera sera entièrement consacré à la musique romantique française : Cécile Chaminade (Sonate op.21), Claude Debussy ( Estampes),  Déodat de Severace (Tartane), Maurice Ravel (Valses nobles & sentimentales), Frédéric Chopin (Andante spianato & Grande polonaise op.22).
Ce concert est organisé en partenariat avec le Palazzetto Bru-Zane de Venise, centre de musique romantique française ayant pour vocation de favoriser la redécouverte et le rayonnement du patrimoine musical français du" grand XIXe siècle" (1780-1920). Mardi 23 octobre, 20h15. Tarif unique 10€. Pas de réservation. Soupe, desserts et boissons à partir de 19h15 et à l'issue du concert. Se rendre à La Courroie

Avignon, Carpentras, Lapalud, conférences gesticulées

Franck Lepage et la Scop le Pavé posent leurs valises dans le Vaucluse. Le Pavé est une coopérative d'éducation populaire dont l'ambition est de changer le monde, créer une encyclopédie populaire, instruire pour révolter, refuser le développement, .. et pour cela elle a créé des outils de propagande : les conférences gesticulées. Le Pavé en donnera deux cette semaine.


Inculture(s) 2. Une autre histoire de l’éducation. En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation dont celui de Lepeletier de St Fargeau ? A la différence de ce dernier qui interrogeait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comportait un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de “méritocra:e”. Deux siècles et 182 ministres plus tard, on pose toujours la question : “Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ?”
L’école reproduit les hiérarchies sociales, les confirme, les légitime. Pourtant, savoir cela ne nous avance guère pour agir. La conférence emprunte à différents auteurs(François Dubet, Bernard Defrance, Jean
Louis Derouet, Nico Hirt, Bernard Charlot, etc.) et articule différents enjeux d’aujourd’hui : les pédagogies reproductrices d’inégalité, la réussite scolaire et le rapport au savoir, la confusion entre démocra:sa:on et massifica:on, l’inep:e d’une école adaptée au “marché du travail”, la fin programmée des systèmes nationaux
d‘éducation et la mise en place d’un “marché éducatif”...
Carpentras, Espace Auzon, jeudi 18 octobre, 19h30. Durée 3h30 avec entracte.
Lapalud, Espace Julian, samedi 20 octobre,  19h30. Durée 3h30 avec entracte.

Inculture(s) 8. L'eau ça chie. 8e opus des Petits contes politiques et autres récits non-autorisés. Et si l’invention la plus bête de l’humanité était le toilette à eau, relié à la deuxième invention la plus bête de l’humanité : le tout-à-l’égout à eau...ou comment rendre la question de l’eau insoluble et se livrer pieds et poings liés aux firmes multinationales de traitement de l’eau. Pourtant nous n’avons besoin que de deux litres d’eau potable par jour, et nous en consommons 160 qui pourraient être simplement hygiénisés. 160 litres d’eau potable pour laver par terre et la dictature des multinationales de traitement de l’eau à l’horizon. Une solution existe, mais elle nous oblige à dépasser un tabou : celui du caca. Serons nous capables ?
Carpentras, Espace Auzon, jeudi 18 octobre, 19h30. Durée 3h30 avec entracte.

Inculture(s) 4. Le plein d'énergie. Du point de vue d’un militant, il y a deux catégories de personnes : les militants et les non-convaincus. Moi, je suis militant : j’ai organisé des débats, des stages, des expos, des cha
ntiers, des festivals, des soirées, des goûters, des week-ends. Pour construire ensemble un monde meilleur.
Plus précisément, pour expliquer aux non-convaincus comment construire un monde meilleur. Mais comme ils ne sont pas très assidus, ni très nombreux dans nos actions, partout les mêmes questions se posent : comment susciter l’envie de nous rejoindre ? Comment augmenter notre pouvoir d’agir ?
Et il y a urgence, parce que notre modèle de civilisation va bientôt s’effondrer. Chaque Français a 120 esclaves à son service pour maintenir son niveau de vie actuel. Ce sont des esclaves énergétiques - sous forme de pétrole. On est tous accros au pétrole, et on va bientôt être en manque.
Comment ça va se passer ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? Qui va s’en sortir ? On va changer de monde et le monde s’en fout. Il a tort. Il y aura bientôt deux types de personnes : celles qui ont vu cette conférence gesticulée et les autres.
J’y suis psychiatre, jeune rasta, expert pétrolier, organisateur communautaire, adepte du développement personnel... Je réponds aux questions du dessus, j’y explique, en toute humilité, comment changer le monde quand on est simple bénévole associatif.
Un indice : dans l’omelette au lard, la poule est impliquée et le cochon est engagé. Ça vous donne le thon.
Avignon, théâtre des Carmes-André Benedetto, dimanche 21 octobre, 16h, Durée 3h30 avec entracte.
Réservations : Pour les conférences à Carpentras : 06 87 67 94 76. Pour la conférence à Lapalud : 06 63 44 38 01. Pour la conférence à Avignon : 04 90 82 20 47. Tarifs : 12 € / Tarif réduit : 10 € / RSA : 2 €. Les conférences sont aussi accompagnées d'ateliers : voir sur le site de Eclats de scènes/Les Conviviales 

Saint-Paul-Trois-Châteaux, des nouvelles de l'archéologie en Tricastin

Milène Lert, conservatrice du musée d'archéologie tricastine, à Saint-Paul-Trois-Châteaux, donnera une conférence le vendredi 26 octobre, à 18h00, durant laquelle elle évoquera les diverses opérations archéologiques menées sur le territoire du Tricastin dont la mosaïque Bonne rue, les carrières de pierre, les diagnostics archéologiques et le travail de recherche sur les collections… Salle Pommier, place du 14 juillet. Entrée libre. Renseignement : 04 75 96 92 48.

Le Jeudi 22 novembre, se sera au tour de  Ludovic Slimak, chargé de recherche au CNRS, de présenter le fruit de ses recherches sur les rites des hommes préhistoriques dans la région, grâce à une discussion et un film. 18h salle Pommier, place du 14 juillet, entrée 3,30€. 

Beaumes-de-Venise, un spectacle au profit d'Amnesty International

Le TRAC donnera le samedi 27 octobre prochain, à 17h00,  au profit d'Amnesty international, la cinquième pièce du projet Camus mise en scène par Vincent Siano.
En 1935, le jeune Camus, 22 ans, écrit avec trois amis du Théâtre du Travail à Alger une pièce d'actualité politique qu'ils élaborent comme un "essai de création collective". "Révolte dans les Asturies" relate l'insurrection ouvrière espagnole de 1934, et l'impitoyable répression qui noya toute une région dans le sang. La pièce fut censurée avant même d'être jouée, par le maire d'Alger conscient de l'esprit de rébellion qu'infuse l'oeuvre... et ne fut jamais jouée par la suite. L'équipe du TRAC a voulu relever le défi d'une création contemporaine qui essaye de retrouver l'esprit originel. C'est une création collective, qui mêle au jeu des acteurs musique et chant, danse et pantomime. La comédie épouse la tragédie dans une histoire d'amour et de mort tandis que la radio égrène le récit véridique des événements que la mise en scène rend particulièrement poignants. Tarifs : 10 et 8 €.

Revest du Bion, de la sculpture à la tronçonneuse !

Patrice Lesage
sculpture à la tronçonneuse
A l'occasion de la fête de la châtaigne, la commune a invité Patrice Lesage qui à côté de son activité de bûcheron, pratique cet art singulier de la sculpture sur bois à la tronçonneuse. Ils sont quelques uns à partager cette passion, les mêmes ou d'autres pratiquent aussi la sculpture sur glace ou sur neige, ou sur sable. Patrick Lesage, basé à Mende, a été champion de France en 2005 au Salon de l'agriculture et de nouveau à Lure en 2009. Il réalisera au cours de la journée du dimanche 28 octobre une pièce devant le public.

mercredi 17 octobre 2012

Grignan, K comme kaolin à l'Espace Ducros

Florent Le Men
Dans ce bel espace municipal rénové en 2004 par Jean-François Wilmotte, les expositions de qualité se succèdent au rythme de trois par an, organisées à l'automne et en hiver par la commission culture de la Ville de Grignan, au printemps par l'association Les Enfants du Facteur présidée par Françoise Vergier et en été, par l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne. 
Chacun des trois concepteurs a son orientation. La commune de Grignan rappelle au public que la Drôme provençale et les terres avoisinantes sont des   lieux choisis par nombre d'artistes pour y développer leurs créations.   Ils exposent partout en France et à l'international mais leur antre est ici. Durant deux saisons, ils exposent sur leur terre. Au printemps, les Enfants du Facteur propose une approche esthétique de l'art contemporain et en été, l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne expose des artistes de renommée internationale.
Ainsi, Grignan et l'Espace Ducros, avec l'ouverture de l'exposition "K comme Kaolin", rappelle que la Drôme provençale est une terre de céramistes. Dieulefit, à quelques kilomètres, en est l'épicentre historique. Et à quelques kilomètres au Nord, à Montélimar, le Centre d'art contemporain, souligne la même idée avec l'exposition "L'usage des jours, 365 objets en céramique-Guillaume Bardet, designer".
A l'Espace d'art contemporain François-Auguste Ducros, ce sont neuf céramistes qui  présentent leurs dernières recherches. L'exposition a été confiée à la céramiste Mireille Favergeon (Grignan). Ses choix témoignent d'aspect essentiels chez les céramistes : le rapport maître-élève, capital au démarrage de l'activité et les recherches créatives dans un esprit commun. Elle a donc invité Tristan Chaillot (La Roche-Saint-Secret), Xavier Duroselle (Sahune), René Ledenmat (Andoins), Louis et Virginie Brueder (Bédoin), Christine Macé  (Grignan), Florent Le Men (Lyon) et  Laetitia Bénat (Paris). 

Olivia Gazzano

"En raison de la découverte tardive de gisements de kaolin en Angleterre et en France au XVIIIe siècle (en 1755 pour le kaolin anglais de Cornouailles, d’une pureté exceptionnelle, et en 1768 à Saint-Yvriex-La-Perche dans le Limousin) la porcelaine se développa en Europe seulement plus de 600 ans après le plein
essor qu’elle connut en Chine du sud au XIIe siècle dans la région de Jingdezhen. On peut estimer d’après les premières pièces conservées que le kaolin était connu et utilisé en Chine déjà depuis environ 200 ans avant JC. Et ce sont les carrières de Gaoling (littéralement « collines hautes ») exploitées près de Jingdezhen, qui donnèrent son nom au kaolin.
Du fait des difficultés de tournage du kaolin, et de la maîtrise des techniques de cuisson à haute température qu’elle requiert (1350°C environ) la porcelaine fut principalement produite au XIXe siècle en série par coulage dans des moules à destination des arts de la table, dans les grandes manufactures industrielles de porcelaine de Sèvres, de Limoges…
Mais de nombreux artistes ont été séduits par les contraintes et les propriétés de translucidité, de finesse, de densité de la porcelaine, et se sont lancés dans le façonnage de pièces uniques, par tournage, ou montage à la plaque.
Des prises de risques et des choix de travail qui renvoient quotidiennement ces artistes à l'exigence, à la précision du geste, au caractère sacré des poteries de la Chine ancienne, à une "montagne" non moins sacrée de savoirs théoriques et pratiques assortis à ces techniques. Mais aussi à une réflexion permanente sur les différentes interprétations, actuelles ou anciennes et parfois dépaysantes de la notion d’esthétique.
Xavier Duroselle
Ils explorent, façonnent… à la recherche de l’expression d’une sensibilité s’inspirant et s’affranchissant de ces héritages croisés et multiples, pétris d’histoire, d’usages sociaux et d’avancées individuelles.

Les artistes invités pour l'exposition K comme Kaolin partagent le goût et les savoirs requis sur la porcelaine, qui s’appuient sur une double compétence, l’une sur la forme et l’autre sur le travail de l'émail. Leur art consiste à mener le matériau jusqu’à ses ultimes limites (la fusion, la vitrification) pour mieux explorer les possibilités d’expressions artistiques qu'offre la porcelaine à la création contemporaine.
Ils sont venus à la céramique chacun à leur manière (après des études de Beaux-arts pour Mireille Favergeon et Laetitia Benat, de philosophie pour Florent Le Men, d’histoire de l’Art pour Christine Macé, ou parallèlement à une formation à St-Cyr et à une carrière militaire pour René Le Denmat…) L’apprentissage en autodidacte occupe une place importante pour la plupart d’entre eux, tout au long de leur vie, et pour certains, comme Virginie Brueder, René Le Denmat dès le départ de leur carrière. Des écoles de céramiques ont aussi à point nommé ponctué leur parcours (formation à Saint-Amand-en-Puisaye pour Louis Brueder, à Dieulefit pour Florent Le Men, à l’Ecole de céramique CREAR pour Xavier Duroselle, au sein de l’école des Arts décoratifs à Genève pour Tristan Chaillot, ou encore à l’Ecole de céramique de Provence à Aubagne dans laquelle fut invité à enseigner René Le Denmat…).
Mais avant de savoir dans quel coin de la terre va se nicher et prendre forme la personnalité du céramiste, celui-ci demande souvent l’hospitalité dans différents ateliers, renforçant ainsi ses occasions de croiser les textes et le travail de guides qui deviennent autant de repères (Bernard Leach, Daniel de Montmollin, Emile Decoeur…), quand ce n’est pas du côté de l’Orient que conduisent les aspirations, les plus lointaines géographiquement, mais si essentielles pour cet art (voyages en Corée ou au Japon pour René Le Denmat, Mireille Favergeon, Florent Le Men…).

Si Mireille Favergeon travaille depuis plusieurs années sur les céladons et le monochrome, elle a, pour cette exposition, orienté ses recherches sur les effets d’amas, de concrétion et de superposition d’émail.
Tristan Chaillot, Xavier Duroselle et René Le Denmat (appliquant les méthodes de calcul des émaux de Daniel de Montmollin), sont fort réputés pour leur maîtrise de l’émail et du céladon. Florent Le Men fait partie des jeunes artistes pluridisciplinaires qui explorent la porcelaine comme un terrain de pensée prenant corps par la recherche de volumes et de texture, démarche où le graphisme trouve à se loger d’une nouvelle manière. Pour Laetitia Benat, plasticienne, le volume céramique prend vie dans son monde intérieur et se mêle à un travail où, pour elle aussi, jusqu’à sa découverte de la céramique, le dessin régnait en maitre. Virginie et Louis Brueder présentent quelques unes de leurs pièces les plus imposantes, témoignant, comme René Le Denmat et Tristan Chaillot, de la capacité de la porcelaine à se plier aux projets en grandes dimensions. Christine Macé expose quand à elle des pièces géométriques, cubes, disques, où le geste graphique s’exerce sur une porcelaine mate, non émaillée, devenue support d’écriture.

Expression artistique abstraite ou non, mais posant toujours la question de l’art."

Extraits du dossier de présentation.

K comme Kaolin. Exposition du 12 octobre 2012 au 6 janvier 2013. Espace d’Art François-Auguste Ducros, Place du Jeu de ballon. 26230 Grignan. Jours et heures d’ouverture : du mercredi au dimanche de 14h à 19h. Entrée libre. Accès handicapé. Possibilité d'accueillir les groupes aussi sur rendez-vous. En savoir plus sur l'Espace d'Art François-Auguste Ducros
Mireille Favergeon, galerie l'Astrée, Grande rue, Grignan.
Christine Macé, galerie Terre d' écriture, rue Saint-Louis, Grignan. Prolongée jusqu'aux vacances de la Toussaint, l'exposition consacrée à Pascal Ciret est à ne pas manquer ! Ses paysages au brun de Kassel, ont des réminiscences de paysages flamands et de sfumato. Un support modeste et de la matière discrète tout comme l'artiste. Les après-midi, de 14h à 18h, pour la période du 27 octobre au 7 novembre.

Vallaurie, courrez à la Maison de la Tour !

Jonathan Shimony,
Maison de la Tour
Vallaurie
Courrez à la Maison de la Tour pour ne pas manquer de voir les oeuvres de deux artistes américains, Michael Mc Carthy et Jonathan Shimony, dont l'exposition se terminera le dimanche 28 octobre.
Le premier est photographe, le second peintre. Chez les deux, le fonds et la forme se répondent et alimentent le sens donné à leur travail. 
Michael Mc Carthy réutilise le sténopé, appareil ancêtre de l'appareil photographique, pour faire apparaître le monde d'avant la parole, l'écriture et la culture, un regard naïf qui ne sait pas bien interpréter ce qu'il voit. Est-ce  prêt ? est-ce loin ? Est-ce un caillou ou une montagne ? Un monde d'avant le monde.
Jonathan Shimony peint sur de grands formats, de manière presque abstraite et expressionniste un monde qui se termine dans le chaos. Sa peinture est extrêmement violente mais elle se laisse regarder car le sens donné se comprend d'emblée. Un travail remarquable avec lequel on sait pourquoi, de musées en galeries, de galeries en expositions,  on cherche à voir de la peinture. 

Olivia Gazzano

"Malgré sa proximité- Michael Mac Carthy, Jonathan Shimony". Maison de la Tour, jusqu'au 28 octobre. Ouvert du mercredi au dimanche, de 14h30 à 18h30. www.maison-de-la-tour.fr

Cavaillon, Marcel Pérèz et l'ensemble Organum interprète la Missa Gotica à la cathédrale de Cavaillon

Dans le cadre du colloque "Cavaillon au Moyen Age" organisé par l’association Kabellion les 18, 19 et 20 octobre, la Scène nationale organise la représentation de la Missa Gotica à la cathédrale de Cavaillon.
Fondé en 1982 par Marcel Pérès à l'Abbaye de Sénanque, accueilli dès 1984 par la Fondation Royaumont, l'ensemble Organum a développé des programmes où se croisent les sources, issues des manuscrits musicaux, et les esthétiques du chant conservées par tradition orale.
Ce programme reconstitue une messe polyphonique à partir de trois manuscrits, conservé à Barcelone, Toulouse, et Apt. Ils sont tous liés à la cour Pontificale d’Avignon. Le genre des messes polyphoniques apparut au XIVe siècle. Cinq messes ont été conservées; ce sont celles de Tournai, de la Sorbonne, de Toulouse, de Barcelone et enfin, de Guillaume de Machaut. Ces messes ont en commun d'être des réalisations polyphoniques des pièces de l'ordinaire (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus, Ite missa est). Elles sont à trois voix, sauf celle de Machaut qui est à quatre voix. A côté de ces cinq messes, de nombreuses versions des chants de l'ordinaire ont été conservées comme dans le manuscrit d’Apt, mais elles ne constituent pas un cycle liturgique complet. La messe de Toulouse est incomplète, seuls sont consignés dans le manuscrit 94 de la bibliothèque municipale de Toulouse le Kyrie, le Sanctus et l'Agnus. Pour la compléter, et recréer le déroulement liturgique, l'ensemble Organum inséré un Gloria et un Credo tiré des manuscrits de Barcelone et d’Apt. Ces deux manuscrits sont issus du milieu pontifical avignonnais du XIVe siècle et illustrent les grands courants novateurs qui transformèrent alors la vie culturelle.
Le programme de la soirée :
1 Kyrie (manuscrit de Toulouse)
2 Gloria (manuscrit de Barcelone - Apt)
3 Alléluia : Veni Sancte Spiritus (plain chant)
4 Credo (manuscrit de Barcelone)
5 Préface
6 Sanctus (manuscrit de Toulouse)
7 Offertoire : Confirma hoc Deus (plain chant
8 Agnus Dei (manuscrit de Toulouse)
9 Introït : Spiritus domini (plain chant)
10 Ite missa est : Deogratias (manuscrit de Toulouse)
Chanté par : superius Jean-Christophe Candau, Gianni de Gennaro, Contra tenor Jean-Etienne Langianni, Luc Terrieux. Tenor : Antoine Sicot, Marcel Pérès.
Jeudi 18 octobre, 20h30. Durée : 1h. Tarifs : 21 € / 17 € / 15 € / 10 €. Billetterie en ligne sur theatredecavaillon.com ou 04 90 78 64 64 du lundi au vendredi de 11h à 18h.

Avignon, colloque international consacré à Jean Vilar

Conçu à l'initiative de la Maison Jean Vilar à l'occasion du centenaire de la naissance de Jean Vilar à Sète , ce colloque se déroulera à Avignon et à Paris. Il réunira l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse et l'Université de Paris-Sorbonne, avec la collaboration de la Comédie-Française, du Théâtre national de Chaillot, de la Bibliothèque nationale de France et de l'Association Jean Vilar.
Il ouvrira le vendredi 26 octobre à l'Université d'Avignon, se poursuivra le samedi 27 à la Maison Jean Vilar puis le lundi 29 à la Bibliothèque nationale et à la Comédie-française et le mardi 30 au théâtre national de Chaillot. Il se terminera le mercredi 31 octobre à la Sorbonne. 
Rappelons à cette occasion l'exposition en cours à la Maison Jean Vilar, "Le Monde de Jean Vilar" : monographies et documents rares reconstituent son univers avec ses personnalités-phares : Charles Dullin, André Malraux, René Char, Jeanne Laurent, Agnès Varda, Gérard Philipe, Marcel Jacno, Léon Gischia, Maurice Jarre, Maurice Béjart, Jean Rouvet, Paul Puaux… Eléments scéniques, manuscrits, correspondance, enregistrements sonores et vidéos retracent l’aventure théâtrale la plus marquante du XXe siècle.
Rappelons aussi trois publications : les excellents cahiers jean vilar n°112 et 113 paru en mars et juillet 2012. Le premier retrace la première époque (1941-1947) de la correspondance inédite de Jean Vilar à son épouse Andrée. Il comporte des fac-similés de lettres. On y trouve aussi le catalogue de l'exposition "Dans les pas de Jean Vilar" qui s'est tenue à Sète ainsi qu'une revue de presse de mai 1971, date de son décès.
Le second retrace la deuxième période (1948-1971) des lettres de Jean Vilar à son pouse. On y trouve des fac-similés et nombre de photographie de l'époque ainsi que le catalogue de l'exposition "le Monde de Jean Vilar" à Avignon et au théâtre de Chaillot, à Paris. Un dossier est consacré à sa pièce inédite (1941) Dans le plus beau pays du monde.
Ces deux publications de référence, édités avec une maquette modernisée, une iconographie riche, des dossiers thématiques, des analyses et des entretiens qui inscrivent la pensée Jean Vilar dans une perspective contemporaine, sont disponibles à la maison Jean Vilar et par correspondance, au prix modique de 7,50€ !
Enfin, Dans le plus beau pays du monde, pièce inédite de Jean Vilar (1941). Texte établi par Rodolphe Fouano, avec un dossier sur Vilar écrivain. L’avant-scène théâtre n°1323-1324, 14€.

"...
Un Strindberg étouffant - La Danse de mort - donne le la d’une oeuvre qui prétend ne fréquenter que les sommets, même 
lorsqu’il s’agira, grâce à Avignon et à Jeanne Laurent, de toucher des assemblées considérables qui n’attendaient pas des 
divertissements digestifs mais plutôt des soirées légendaires. D’aucuns moquent encore ce sens de la grandeur que possédait 
Vilar, masque des petitesses d’une époque froide comme la Guerre qui ne cessait d’empoisonner son idéologie, et 
qui tombera - tout en résistant pourtant - en 1968. Mais Vilar lui-même était conscient de ses contradictions, de ses limites 
de « clown lyrique » se livrant à un « numéro d’idéalisme dans l’arène du cirque capitaliste »
....
Les contextes ont changé, certes, mais pourquoi nos époques ne produisent-elles plus de Vilar ?" 

Extrait de cahier jean vilar n°112, édito, Jacques Téphany.

Maison Jean Vilar, 8 rue de Mons, 84000 Avignon. Tél : 04-90-86-59-64. contact@maisonjeanvilar.org   www.maisonjeanvilar.org + Facebook.  Exposition "Le Monde de Jean Vilar" prolongation jusqu’au 22 décembre. Commissariat général Rodolphe Fouano, Jacques Téphany. Mardi et vendredi 13h30 – 17hMercredi et jeudi : 9h – 12h / 13h30 – 17h. Samedi 10h – 17h. Entrée 5€. 

lundi 15 octobre 2012

Nouvelles parutions aux éditions du Lampion

L'étoile perdue,
Françoise Ruscak,
illustré par Noémie Foucher
éditions du Lampion
Les éditions du Lampion, basées à Genestelle (07), que nous aimons beaucoup pour la qualité des histoires publiées, celle des illustrations mais aussi pour son papier et ses formats, viennent de sortir, ce 15 octobre, quatre nouveaux titres pour enfants, dans la collection Loupiote : L'Etoile perdue de Françoise Ruscak, illustré par Noémie Foucher, Dans ma maison de Laura Desprein, illustré par Stefano Arici et enfin, les deux premiers opus de recueils de textes de Mark Twain, illustrés par Mélanie Busnel : La célèbre grenouille sauteuse du Comté de Calaveras et le Marchand d'échos.

Allez les découvrir dans les rayons de vos librairies préférées et pensez-y pour les cadeaux d'anniversaire de vos enfants et de leurs petits copains et copines et, ceux que vous ferez, en fin d'année, aux enfants de votre entourage, ! Et ils ne coûtent que 10€. 

L'Etoile perdue : " Dans une forêt, à la tombée de la nuit, une fillette accompagnée de son chien retournent sur le chemin de leur maison. C’est alors qu’une douce voix leur demande de l’aide. L’étoile perdue est un conte merveilleux qui invite le lecteur à accompagner une amitié sincère entre des êtres différents. Au grès des rencontres, bonnes ou mauvaises, ce sentiment va s’enrichir et viendra sceller une réciproque faite d’entraide, de respect mutuel et de confiance." 80 pages, 23 illustrations, format 17x13 cm. Dos carré cousu collé, couverture souple à rabats. 10€

Dans ma maison : " Dans ma maison se présente comme un recueil de nouvelles qui ont toutes un point commun, celui de la maison imaginée comme repère : repère intime, repère familial, repère communal et, pourquoi pas, c’est le cas de l’une d’entre elles, repère national puisque une frontière douanière s’invite dans un salon… Une oscillation ludique donc entre les mondes de l’imaginaire, de l’absurde, du merveilleux et bien sûr une bonne dose d’humour présente à la lecture, invitant le lecteur à un dialogue direct sous le ton de la confidence. Stefano Arici prête son pinceau d’aquarelle à une lecture onirique du texte."

Olivia Gazzano

mercredi 10 octobre 2012

Clansaye, Dieulefit, Grignan, La Baume de Transit, Mirabel aux Baronnies..., les artistes plasticiens vous ouvrent leur porte !

Première édition de "Rendez-vous à l'atelier" les samedi et dimanche 13 et 14 octobre ! La Région Rhône-Alpes, sur proposition de la Mapra (centre d'information aux artistes et sur les arts plastiques/visuels en Rhône-Alpes basée à Lyon) et les artiste sélectionnés vous convient à aller à la rencontre des créateurs plasticiens dans leur espace de travail et en galerie.
Ces rencontres des 13 et 14 octobre vont permettre de valoriser la réalité de l’art dans la région. Que ce soit en milieu rural ou urbain, les artistes au même moment vont ouvrir la porte de leurs ateliers, établir des passerelles et permettre par proximité que l’art s’approche de tous. Rentrer dans l’univers de l’atelier c’est évidemment respecter les codes de l’hôte. Tout est intéressant, la démarche de l’artiste qui génère interrogation et réflexion, mais également les outils, les croquis, les réalisations, les pièces en gestation...
Des moments riches  d’échange et de dépaysement. Découvrez leur environnement, sillonnez la région Rhône-Alpes et offrez vous deux journées inoubliables.
A proximité, y participent des artistes établis dans les communes de Clansaye, Dieulefit, Grignan, La Baume de Transit, le Poët Laval, Mérindol aux Oliviers, Mirabel aux Baronnies, La Roche Saint-Secret, Rochegude, Sahune, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Saou, et Vallaurie.

Notre focus portera sur Grignan où quatre lieux seront ouverts :
- la galerie Terre d'écritures (12 rue Saint Louis, à l'intérieur du village, première rue à gauche en montant, en partant de la place du Jeu de Ballon). Pascal Ciret sera présent pour entamer une conversation autour de son exposition "A fleur de ciel" (de 11h à 13h et de 15h à 19h). 
- l'atelier-galerie Regard'D de la peintre Denise Jensen (6 Montée du tricot, à l'ouest de la place du Jeu de Ballon, de 11h00 à 13h00  et de 15h30 à 19h00).
- la galerie Françoise Houze (4, Grande rue, soit dans le prolongement de la montée du tricot)
- l'Espace d'Art François-Auguste Ducros ou débutera ce samedi 14 octobre une exposition visible jusqu'au 6 janvier 2013, consacrée à huit céramistes : Mireille Favergeon et ses invités, Laetitia Bénat, Louis et Virginie Brueder, Tristan Chaillot, Xavier Duroselle, René Ledenmat, Christine Macé et Florent Le Men. (Place du Jeu de Ballon, de 10h à 19h). Cette exposition propose une entrée sur les traitements actuels du kaolin et de la porcelaine, et sur les couvertes et glaçures spécialement appliquées à cette céramique.

Beaumont-du-Ventoux et Malaucène, le secret des bâtisseurs est dans la science !

Chapelle du Groseau,
Malaucène
L'architecture est une science, une belle science ! Alors, dans le cadre de la fête de la Science et en partenariat avec les bibliothèques de Malaucène et Beaumont, le service Culture et Patrimoine de la CoVe vous propose une visite scientifique des chapelles du Groseau et du Saint-Sépulcre, l'occasion pour tous de ressortir ses vieux souvenirs de cours de géométrie !!
Visite/atelier « sciences et architecture » des chapelles du Groseau à Malaucène et du Saint-Sépulcre à Beaumont-du-Ventoux animée par Muriel Euzeby, guide-conférencière agréée par le Ministère de la Culture. La visite de ces chapelles et la découverte de leur architecture permettront d’aborder et d’expérimenter les techniques des bâtisseurs, leur usage des mathématiques et de la géométrie. Visites pour petits et grands. Rendez-vous à la chapelle du Groseau, samedi 13 octobre. Début de la visite à 14h30. Puis covoiturage pour Beaumont-du-Ventoux. Information : bibliothèque de Malaucène, 04 90 65 27 20 et mairie Beaumont-du-Ventoux : 04 90 65 21 13. Gratuit.

Alpes de Haute-Provence, Salagon et Quinson fête la science

La 21e édition de la Fête de la Science se déroulera du mercredi 10 au dimanche 14 octobre. Ces cinq jours d'animations pour tous les âges vous invitent à découvrir de façon ludique l’univers des sciences. Le musée de Salagon et le musée de Préhistoire des gorges du Verdon participent à cette manifestation gratuite initiée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. 

Musée de Préhistoire des gorges du Verdon
- Conférence le vendredi 12 octobre à 18h
Un an d’archéologie dans les Alpes de haute-Provence, par Mathias Dupuis, responsable du service départemental d’archéologie
La création par le Conseil général des Alpes de Haute-Provence d'un service archéologique basé au Musée de Préhistoire des gorges du Verdon a permis, depuis juillet 2011, la mise en œuvre d'une dizaine de chantiers de fouilles et d'études archéologiques sur département. Ces opérations concernent des sites variés (églises, nécropoles, châteaux) illustrant l'histoire de la région depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen-Âge. A travers ces découvertes récentes, cette conférence présente les méthodes et les enjeux de l'archéologie dans le département, ainsi qu'un bilan de nos dernières connaissances sur l'histoire de la Haute-Provence.
· Entrée gratuite le samedi 13 octobre de 10 h à 18 h
· Les réservations pour les animations au village préhistorique ainsi que la visite de la grotte de la Baume sont complètes.

Salagon, musée et jardins
- Entrée gratuite le dimanche 14 octobre de 10h à 18h
-· Conférence le dimanche 14 octobre à 15h
Safran, le retour de l’or rouge : regard sur une culture ancestrale, par Violette Faro Hanoun, docteur en didactologie des langues et des cultures
De l’apparition de la plante à la découverte de ses usages multiples, une véritable « économie du safran » se mit en place en Europe au Moyen-Âge suscitant commerce actif, nombreuses légendes et convoitises de tous ordres, sans parler des nombreuses tricheries et contrefaçons encore présentes de nos jours. La culture du safran connaît aujourd'hui un regain d’intérêt en France, au sein de l’Union européenne, et bien au-delà.. Quels sont donc les motifs de ce renouveau?


mardi 9 octobre 2012

Chorégies d'Orange 2013, Wagner et Verdi, ouverture des locations


Les Chorégies d'Orange ouvriront le lundi 15 octobre  leur bureau des locations pour  l'édition 2013 . Vous y prendre au plus tôt vous permettra d'obtenir les meilleures places, notamment pour les catégories E / F / H /G /J  et K. 

Pour votre information, le premier rang des catégories J et K permet une écoute et une visibilité très proches du dernier rang des catégories G / E / F /H. En revanche, les tarifs sont nettement inférieurs : 50€ la place/opéra, 18€/récital, 30€ pour le concert Antonacci/Alagna et 27€ pour le concert Ciofi/Nucci. Contre 62€ / 190€ / 120€ et 100€ (tarif général).

Signalons aussi les tarifs très attractifs pour les jeunes de -18 ans et les étudiants de -25 ans, sur présentation d'un justificatif. Pour ces mêmes catégories les places sont à 9€ / 25€ / 15,50€ et 13,50€.

Enfin, rappelons aussi que des tarifs réduits avantageux sont consentis aux groupes, collectivités et associations, à partir de 20 personnes.


Bien évidemment, les places dans l'une de ces avantageuses catégories sont difficiles à obtenir à partir du mois de janvier.

Trois modes de réservations s'offrent à vous :
- au bureau des Chorégies, 18 place Silvain : du lundi au vendredi, de 10h30 à 12h30 et de 14h00 à
17h00
- par correspondance, en écrivant aux Chorégies d’Orange – BP 205 – 84107 ORANGE CEDEX
- par internet sur www.choregies.com
- par télécopie au 04.90.11.04.04.

Olivia Gazzano


Voyons maintenant un peu plus en détails la programmation 2013.
Les Chorégies d'Orange célébreront les bicentenaires des naissances de Giuseppe Verdi (1813-1901) et Richard Wagner (1813-1883).

Les 12 et 15 juillet, le public découvrira la musicalité de la terrifiante puissance de la mer avec Der Fliegende Holländer (Le Vaisseau Fantôme). Wagner n'était plus donné aux Chorégies depuis les années 80 et, à notre connaissance, la dernière représentation du Vaisseau Fantôme date de 1987, avec la soprano Lisbeth Balslev et le tenor Wieslaw Ochman.
Nous apprécierons en cette occasion de retrouver Charles Roubaud à la mise en scène. Il s’entourera d’Emmanuelle Favre à la scénographie, Katia Duflot pour les costumes, Marie-Jeanne Gauthé, la vidéaste dont nous avons pu admirer le travail la saison précédente dans Turandot et Jacques Rouveyrollis aux éclairages, un habitué des Chorégies. La distribution sera formée de chanteurs emblématiques de la nouvelle génération, tels que la talentueuse Ann Petersen (dans le rôle de Senta) ou encore le letton Egils Silins (dans celui du Hollandais). Marie-Ange Todorovitch sera de retour dans le rôle de Mary ainsi que Endrick Wottrich dans celui d’Erik. Se produiront pour la première fois aux Chorégies : Stephen Milling, dans le rôle de Daland,  particulièrement connu pour ses interprétations du répertoire wagnérien , ainsi que dans le rôle du Pilote,  Steve Davislim, ténor montant de nationalité australienne.
L’Orchestre Philharmonique de Radio France sera conduit par le talentueux chef finnois, Mikko Franck, qui a magnifié la partition de Tosca en 2010 et les choeurs des Opéras de régions.

Le jour de la deuxième représentation de Der Fliegende Holländer, en fin d’après-midi, un programme dédié au bicentenaire de la naissance de Wagner sera interprété, à la Cour Saint-Louis ( rue de l'Ancien Collège, derrière la rue Pontillac, à quelques pas du théâtre antique) par  le pianiste François-Frédéric Guy, pianiste français qui a su imposé son empreinte dans le monde de la musique classique.

Les 3 et 6 août, le festival lyrique donnera pour la première fois Un Ballo in Maschera (Un Bal Masqué) de Verdi. A la mise en scène, nous retrouverons Jean-Claude Auvray, (2009 « duo » d’opéras Cavalleria Rusticana / Pagliacci), accompagné en la circonstance par Rudy Sabounghi à la scénographie, Laurent Castaing aux éclairages et Béatrice Massin pour la chorégraphie. Les rôles principaux d’Amelia et de Riccardo seront respectivement tenus par Kristin Lewis et Ramón Vargas, accueillis pour la première fois aux Chorégies. Les talentueuses Dolora Zajick (Ulrica), plébiscitée aux Chorégies  et Anne-Catherine Gillet dans le rôle d’Oscar, viendront enrichir cette distribution. Côté masculin, le rôle de Renato nous permettra de découvrir la très belle voix du baryton Lucio Gallo. Nicolas Courjal, Jean Teitgen et Paul Kong occuperont les trois rôles consacrés aux clefs de fa.
L’oeuvre sera conduite par le chef Alain Altinoglu, au pupitre de l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine, accompagné par les choeurs des Opéras de régions et les danseurs de la Compagnie Fêtes Galantes.

Le 19 juillet, entre les deux opéras, se produiront, deux monstres sacrés de la scène lyrique contemporaine,
Anna Caterina Antonacci et Roberto Alagna, pour un exceptionnel concert lyrique, un très beau programme d’airs d’opéras italiens et français. A la baguette de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’un des chefs les plus demandés de sa génération, qui a su s’imposer à la tête des plus grands orchestres internationaux : Alain Altinoglu, révélé au public d’Orange par la production de « Mireille ».

Le 11 juillet, le pianiste chinois de renommée mondiale Lang Lang ouvrira les Chorégies 2013. On appréciera la fantastique personnalité qui lui est unanimement reconnue, et ce dans un programme réunissant Mozart et Chopin.

Le 5 août, un concert lyrique réunira les voix harmonieuses de Patrizia Ciofi et Leo Nucci. L'Orchestre National Bordeaux-Aquitaine, sous la direction du chef Roberto Rizzi-Brignoli les accompagnera.

A l’occasion du bicentenaire des naissances de Wagner et de Verdi, le conférencier Gonzague Zeno présentera ses deux films : « La correspondance Liszt-Wagner » et « La vita di Guiseppe Verdi » (respectivement les 12 juillet et 3 août à la Chapelle Saint-Louis).

En amont des Chorégies, vous aurez le plaisir de découvrir, le 1er juin, pour la première fois au Théâtre antique d’Orange, un exceptionnel concert donné par près de 500 collégiens et lycéens, accompagnés pour l’occasion par la soprano Vannina Santoni et la mezzo-soprano Albane Carrère, et ce dans le cadre de l’action pédagogique conduite par les Chorégies d’Orange. Ils donneront quelques-uns des plus célèbres choeurs d’opéra, avec la participation de l’Orchestre Lyrique de Région Avignon-Provence.

Chorégies d'Orange 2013, du 11 juillet au 5 août. Renseignements par téléphone au 04.90.34.24.24. www.choregies.com 

lundi 8 octobre 2012

Avignon, 18e Parcours de l'Art

Tony Soulié
Le Parcours de l'Art dont le but est de permettre au public le plus large, de mieux appréhender l’art contemporain sous toutes ses formes, a débuté le 6 octobre dernier et clôturera ses portes le 25 octobre prochain.

Tony Soulié en est cette année l'invité d'honneur. Plasticien internationalement connu, il tire sa source d'inspiration de ses nombreux voyages. "…Tony Soulié est devenu un artiste reconnu de la "nouvelle abstraction". Contrairement à leurs aînés de l'Ecole de Paris, les peintres de sa génération ont formé leur regard et leur attitude au contact des artistes conceptuels, de ceux de la figuration narrative ou du land art. Tony Soulié a souvent recours dans son oeuvre aux pratiques de ces plasticiens : intervention directe dans le paysage, support photographique, inscription écrite..." (Pascal Letellier in Odyssée, Editions Joca Seria, Nantes, 2001). " Tony Soulié est un artiste abstrait, pratiquant une peinture gestuelle et instinctive.
Son oeuvre avance par à coup mêlant la vie et la peinture qu'il pratique tour à tour avec la photo et l'installation. " (Galerie Ducastel)  Artiste permanent de la galerie Ducastel (Avignon), il est exposé, à l'occasion de cette mise à l'honneur, dans les grandes salles du cloître Saint-Louis.

Parallèlement à cette exposition phare, le Parcours de l'Art accueille 34 artistes ainsi que 2 collectifs d'artistes: l'atelier Marie Laurencin de Montfavet et l'atelier du CRECAS d'Avignon.
Il s'étoffe et propose cette année une trentaine d'étapes, lieux publics et privés, dans la ville d’Avignon ainsi que hors les murs à Coustellet à la galerie 22 Jamoz, à Ménérbes à la galerie Pascal Lainé et Visan, dans le caveau de la cave Les Coteaux de Visan. 
A côté des expositions, le programme de la manifestation propose aussi des rencontres, conférences et lectures, sans oublier le cinéma.
De nombreux vernissages ouverts à tous jalonnent le Parcours, ils sont l'occasion de rencontrer les artistes. 
Accès libre partout, sauf aux séances cinéma programmées en soirée. Renseignements : 04 90 89 89 88 / 06 87 65 40 68.  Programme complet sur le site www.parcoursdelart.com

Avignon, fabrication et restauration des miroirs au musée Vouland

Vendredi 12 octobre, le Musée Louis Vouland recevra Vincent Guerre, expert CNES pour une conférence sur l’histoire de la fabrication et de la restauration des miroirs. Son intervention sera illustrée par la projection du film de Michel Quinejure «Versailles, la galerie des glaces mise à nu ». Musée Vouland, 17 rue Victor-Hugo. 84000 Avignon. Tél 04 90 86 03 79. Entrée libre. www.vouland.com

Avignon, tableaux XIXe, XXe et Provençaux à l'Hôtel des ventes

Paul Guigou (1834-1871)
Les Lavandières
Aquarelle signée, 18x23 cm
1500 / 2000 €
Des dessins, aquarelles, gouaches et huiles des Ecoles provençales ainsi que d'autres tableaux des périodes XIXe et XXe siècle, seront mis en vente samedi 13 octobre, à 14h15, à l'Hôtel des ventes d'Avignon.
Y seront représentés, entre autres, : Pierre Ambrogiani, Yves Brayer, Claude Firmin, Juan Benito, Antoine Ferrari, Jules Laurens, Alfred Lesbros, Pierre et Antoine Grivolas, Louis Montagné, Raya Sorkine, Marcel Dyf, Claude Weisbuch, Guglielmo Ciardi, ...
Les tableaux seront visibles jeudi 11 octobre de 14h à 18h, vendredi 12 octobre de 10h à 12h et de 14h à 18h, ainsi que le matin de la vente de 9h à 11h. Le catalogue de la vente et les prix de départ sont visibles sur www.avignon-encheres.com .