jeudi 20 décembre 2012

Isle-sur-la-Sorgue, exposition / vente de costumes anciens "La Belle Époque".

Le théâtre Libre de Saint-Etienne propose à la vente des pièces uniques et authentiques de son fond de costumes de La Belle Époque (costumes hommes, femmes et enfants 1900-1914) à l’Hôtel Dongier Antiquités. Pour amoureux des beaux tissus, de costumes originaux et pour collectionneurs. Entrée libre du samedi 22 décembre au 30 décembre 2012, de 10h à 18h30 (sauf mercredi 26 et jeudi 27 décembre). Hôtel Dongier Antiquités. Galerie d'antiquaires, 15, Esplanade Robert Vasse, Isle sur la Sorgue. Tél.    04 90 21 50 24.

mercredi 19 décembre 2012

Ménerbes, Un lieu Une oeuvre : Frédéric Fourdinier


"Un lieu une œuvre" en regard avec la superbe installation de Frédéric Fourdinier à Ménerbes vous invite à une rencontre dans l'atelier de l'artiste à Oppède pour une présentation de son travail et une exposition de petits formats, le 22 décembre 17 h. Disruption-installation, jusqu'au 30 janvier 2013, une fenêtre ouverte jour et nuit sur la rue Kléber Guendon à Ménerbes. Tél. 04 90 72 44 43.

Coustellet, ouverture exceptionnelle de la galerie 22

n°98
Laurent Koller
oeuvre sur papier
Dimanche 23 décembre 2012 de 10h à 13h, la galerie 22 ouvrira de manière exceptionnelle. Une occasion de trouver ses derniers cadeaux à prix abordables et autour d'un vin chaud suédois. Galerie 22, 267 route de Gordes, Coustellet. 84220 Cabrières d'Avignon. Tel. 04 90 71 85 06.

Saint-Saturnin-lès-Apt, photographies de Elske Koelstra


ACORN Fine Art Atelier à Saint Saturnin lès Apt, ouvre ses portes à Elske Koelstrae et ses photographies imprimées selon le procédé de la digigraphie, technique considérée comme la Rolls Royce de l'impression d'art et dont s'est doté la galerie pour ses artistes.

Elske Koelstra (1964, Pays-Bas) est autant intéressée depuis son plus jeune âge par la nature que par la photographie. Rajoutez à ces intérêts une grande créativité et incorporez une curiosité aux techniques d'expression et cela donne le fil conducteur de son oeuvre photographique. 
Ses photos d'Elske dégagent une atmosphère poétique, parfois subtile, parfois plus soutenues en couleurs, mais toujours avec son unique signature, celle de vouloir montrer le quotidien à manière un peu décalée. 
Elske a été nominée en 1995 et en 1996 pour le prix du meilleur jeune photographe aux Pays-Bas. Elle a exposé son travail dans de multiples expositions internationales dont en 2000 à l'aéroport d'Orly. 
En 1996 Elske s'est installée en France, elle vit dans le Vaucluse.

Cette exposition est composée de deux volets. Une partie montre une vingtaine de photos empruntes de poésie, tandis qu'une autre partie est consacrée à un sujet plus décalé: avec le titre 'VIP', qui signifie 'Venus In Paris'. Ici la statue de la Venus de Milo est sortie du Louvre pour visiter la ville qui l'entoure... 

Toutes les photos de l'exposition ont étés imprimées par la galerie selon les règles d'art de la digigraphie. Elles portent sur le dos un tampon spécifique pour garantir la digigraphie qui a été appliquée. Cela signifie l'utilisation d'encres spécifiques, des supports en papier de très haute qualité, ainsi que le tirage par le digigraphe agréé. 
Les encres sont à base de pigments et de minéraux naturels. Enrobés de résine, ils offrent une parfaite stabilité à la lumière et une excellente résistance au temps, dépassant le siècle.
Chaque oeuvre sera vendue avec un certificat garantissant la digigraphie et l'édition limitée des photos. Les oeuvres ont été signées par l'artiste, qui elle-même sera présente pendant les heures d'ouverture ainsi que sur rendez-vous. Jusqu'au 23 décembre 2012. ACORN Fine Art Atelier. 6 Rue de l'Horloge. 84490 St. Saturnin-lès-Apt. Ouvert les Vendredis, Samedis et Dimanches de 17 à 20 h et et sur rendez-vous : tél. 06 40 38 07 65 (Justin) tél. 04 90 06 22 94 (Elske). 

mardi 18 décembre 2012

Avignon, "Salut l'artiste !" à l'occasion du départ de la mairie d'Avignon de Jacques Montaignac

C'est avec ces termes que madame Marie-José Roig, maire d'Avignon, a commencé le discours qu'elle a prononcé, lundi 17 décembre, à l'occasion du départ en retraite de Jacques Montaignac, le directeur de la culture de la ville d'Avignon depuis 35 ans. C'est dans une salle des Fêtes de la mairie, comble, émue et joyeuse que Madame le Maire et le Directeur de la culture ont donné chacun un discours sincère et plein d'humour qui a ravi la foule présente venue saluer le départ d'un personnage clé de la Ville d'Avignon. Nous vous en livrons quelques extraits.

Marie José Roig : "Avec Jacques Montaignac, c'est le spectacle garanti ! ... Jamais nous ne nous sommes ennuyées ... Raimu, à côté aurait pu passer pour une soprano lyrique ..." "On m'avait dit de lui qui a fait l'essentiel de sa carrière en mairie : " Cet homme est un joueur d'échec remarquable, il est plein de ruse et a toujours un ou deux coups d'avance". Le point d'orgue de notre collaboration aura été la Collection Lambert, cet enfant que nous avons eu sur le tard". 
" Né le 25 juillet 1948 à Monaco, il a fait des études de sciences économiques à Montpellier. Puis a passé le concours d'inspecteur du Trésor. Il est ensuite devenu directeur du personnel au Trésor public, puis Contrôleur financier en Vaucluse. Enfin de 1977 à ... 2012, il occupe la fonction de directeur des affaires culturelles de la Ville d'Avignon...". " Il a aussi, entre autres, été directeur de l'Orchestre, l'Olrap ..."
"Plusieurs fois champion d'échec du Vaucluse et de Provence, il a joué une partie contre 60 joueurs, simultanément. Contraint de délaisser le rugby, il est resté un fan de l'équipe de Narbonne et se rend à chaque fois au Tournoi des six Nations."
"Il porte la ville de Sienne dans son coeur. Et il a été admis dans le cercle très restreint des contrades. Il est d'ailleurs un membre éminent de celle du Hérisson ... d'ailleurs nos relations n'ont jamais manqué de piquant..."
 " En 2007, je l'ai moi-même décoré de l'Ordre national du Mérite"....
"Nous avons eu quelques différends, mais nous avons surtout travaillé main dans la main en ce qui concerne les dossiers cruciaux"...
"J'ai toujours considéré que vous étiez une énigme... et je vous souhaite de continuer à aimer cette ville, mais veillez, à trop étreindre, à ne pas étouffer votre passion ... Nous nous sommes tant fâchés, nous nous sommes tant disputés, nous nous sommes tant rabiboché ... et nous nous sommes toujours respectés".

Jacques Montaignac : "Tout d'abord, je vous remercie d'avoir choisi une date avant l'imminente fin du monde pour donner cette réception".
"Vous incarnez à mes yeux tous vos prédécesseurs. J'ai oeuvré durant sept mandats." ...
"J'ai une pensée pour le personnel municipal présent dans cette salle, beaucoup sont encore en fonction, d'autres ne le sont plus depuis longtemps mais ils m'ont fait l'amitié de venir ... J'en ai aussi une pour ceux qui ont voulu faire de moi un personnage à part et qui ont fait de moi une personne à part entière ..."
"Madame le Maire, Je tiens à souligner le respect profond que j'ai pour votre caractère et je tiens à vous dire que je suis nostalgique de la période 1985-89. Je me souviens de tout ce que nous avons accompli, en dépit d'un budget modeste..."
"Je salue la présence d'Yvon Lambert... Je peux le dire maintenant, j'ai brisé de nuit, avec une pince, les chaînes de l'hôtel de Caumont. Je ne voulais pas qu'il soit vendu aux enchères. Avec la culture, il faut vivre dangereusement ..."
"... j'ai été le seul fil rouge de la culture depuis 40 ans ... Jean Vilar a dit " les prophètes ne sont rien sans un âne qui les soutient". Je suis l'âne qui a soutenu pendant 38 ans les prophètes d'Avignon et la monture a encore des kilomètres dans les pattes. Le baudet n'est pas fatigué."
"... Je sais dans la culture, on dépense. Mais plus que jamais la Culture doit être le moteur pérenne de la Ville. On doit chercher des partenariats. La Culture doit donner du sens à la Ville." J'accompagnerai tous les élus, de la Ville à la Région pour cela. 
" la passion de la Culture m'a fait aimer cette ville... Vous m'avez accepté tel que je suis, je vous ai aimé tel que vous êtes... A quelques exceptions près."
"On dit : " son timbre de basse ressemble à un paysage breton dans la brume, on s'y perd". Et j'en ai joué ... surtout quand je voulais ne pas être compris."
"Je donnais du "Tu" à Frêche. "Tu as la même voix que moi " m'avait-il dit. En 2009, il était le tout puissant président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, je lui dis "Non, c'est toi qui a la même voix que moi". Il tourna les talons, je ne l'ai jamais plus revu. J'avais bien fait de refuser sa proposition".
" J'ai connu la placardisation, ça m'a été désagréable. Toujours en début de mandat. Et encore lors de ce dernier. Je pourrais prétendre que l'on me dédicace un cagibi de cette mairie..."Ce qu'on te reproche, cultive-le, c'est toi." Jean Cocteau".
"Je vous le dis : conservez mon carton d'invitation. C'est mon petit César à moi. C'est pourquoi j'ai mis ce soir le smoking que je portais cette année à Cannes lorsque j'ai rencontré Brad Pitt." ...
" La politique, c'est comme le patinage. Vous allez en partie là où vous voulez aller et en partie là où ces machins vous entraînent. Donc, j'aime beaucoup le patinage artistique. J'ai patiné. Le temps m'a patiné. Je suis encore en figures imposées et il y a aussi des figures libres. Il faut savoir aussi s'offrir des doubles lutz."... " Trop original, trop décalé, ingérable, j'en ai entendu"... " J'ai été le nègre d'une cohorte d'élus, même au-delà de la Ville. Dans la peau d'un autre, j'avais toutes les vertus. Serais-je un jour un nègre affranchi ? L'avenir le dira ..." 
" On m'accorde le don de donner le résultat des élections. Je ne me suis trompé qu'une fois."
... " Avec les échecs, la Dame est la pièce maîtresse. J'apprécie moi, la diagonale du Fou."
(Il rappelle) " ma défaite contre Bobby Fischer, ma victoire avec la sicilienne dragon, ma spécialité, contre Boris Spassky. J'ai donc toujours analysé très vite et très bien."
"Je vais continuer à oeuvrer pour les acteurs culturels. Je vais développer un jeu de l'esprit avec l'université d'Avignon.  Je continue à oeuvrer pour les Capitales de la culture : Maastricht en 2018, Sienne en 2019 Belgrade pour 2020. Je m'occuperai de mon petit-fils, je ferai de la marche à pied, de la natation et des voyages.
J'ai pensé en conclusion, à cette phrase de René Char avec qui j'ai travaillé : "Nous ne sommes en rien obligés de laisser des preuves de notre passage, mais seulement des traces." Enfin, et ça s'impose : mes adversaires, mes amis, ce n'est qu'un au revoir".


samedi 15 décembre 2012

Retour à Brantes pour Martine et Jaap !

Après leur séjour glamour et dynamisant à New York où ils ont présenté leur production de faïences, Martine et Jaap sont de retour à Brantes, froid, austère, mais superbe. Ils vous accueillerons dans leur atelier-boutique illuminé et plein de fantaisie. Une fête de thé et de friandises pour vous réchauffer ... Un bon moment à déguster ! Seront avec présents le miel et l’essence de lavande de Jean François Archange, les confitures de la Ruchofruits, les bougies des Prémontrés, les biscuits Secret de Lola et les verres de Biot. Ouverture les weekends du 15 et du 23 décembre, non-stop de 11h00 à 18h30, et dans la semaine sur rendez-vous. Tél : 04 75 28 03 37. 

lire aussi : l'atelier de faïence invité aux Etats-Unis

jeudi 13 décembre 2012

Beau livre, le Palais-bulles de Pierre Cardin

A l'occasion des vingt ans de l'acquisition du Palais-bulles par Pierre Cardin, un beau livre revient sur ce projet utopiste de la seconde moitié du XXe siècle, imaginé et mis en œuvre par l'architecte d'origine hongroise Antti Lovag. 

Sur les hauteurs de Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes) se développe depuis plus de trente ans une architecture qui ne ressemble à aucune autre dans le monde et qui s'avère être un geste architectural total, une maison évolutive faite de sphères déclinées, de courbes, uniquement de courbes, à l'extérieur comme à l'intérieur, sans aucun angle droit. Et cette création entre tellement en résonnance avec les robes-tulipes, les jupes-disques, les robes-satellites, les deux-pièces en vinyle rouge, le sac-lune, les cols ronds des manteaux et des vestes de Pierre Cardin qu'elle semble avoir été faite dès le départ pour le couturier. Il est donc logique qu'il en ait fait l'acquisition en 1992. "L'œuvre d'Antti Lovag correspond à l'architecture que j'aurai voulu concevoir" dit-il dans l'ouvrage. 

Le livre débute par un portait de l'architecte et évoque son parcours, de sa formation à Stöckolm, puis aux Beaux-arts à Paris jusqu'au tournant de l'année 1968, date à laquelle il rencontre l'homme d'affaire Antoine Gaudet qui lui permettra de mettre en œuvre son idée de bulle évolutive. On y découvre son caractère avant-gardiste, dès 1947. Il invente successivement la piscine à débordement, la cuisine ouverte sur l'espace-repas, les sols en matériaux identiques pour la pièce à vivre et la terrasse, le "dedans-dehors" et l'ouverture zénithale. On y apprend aussi qu’Antti Lovag a aujourd'hui plus de 90 ans et vit à Tourettes-sur-Loup, dans la première maison-bulles qu'il a construite. 

L'ouvrage évoque ensuite les trois hommes qui ont permis à l'architecte de mettre en œuvre puis d'aller au bout de son idée : Antoine Gaudet en 1968, puis à partir de 1977 Pierre Bernard, PDG du groupe Bernard basé à Bourg-en-Bresse. Jusqu'à son décès en 1991, celui-ci aura à cœur de mettre au point ce type d'habitat et d'avancer dans la construction du Palais-bulles. Mais dès 1989, se sentant malade, il commence à passer la main à Pierre Cardin. A son décès, le couturier rachète en 1992 le Palais-Bulles, il poursuit l'œuvre de ses prédécesseurs et donne encore un autre essor au projet. 

La dernière partie du livre décrit la part d'intervention de Pierre Cardin et présente les très nombreux jeunes artistes auxquels le couturier a fait appel. Car pour lui, cette maison est un écrin pour la création contemporaine : mobiliers, sculptures, fresques, aménagements, des dizaines d'artistes sont intervenus depuis vingt ans en plus de ses propres créations. Quelle chance pour un entrepreneur de travailler sur de très grande surface un matériau tel que le marbre de Téhéran, si proche de l'onyx; et pour un artiste de pouvoir créer une œuvre destinée à un lieu qui plus est exceptionnel. C'est bel et bien la relation mécène-artiste que Pierre Cardin entretient et porte très haut en ce début de XXIe siècle. Un mécène lui-même artiste qui par conséquent est ouvert à la création totale. 

En conclusion, ce beau livre aborde la destination actuelle du Palais-bulles et son devenir. 

Enfin, le texte de Jean-Pascal Hesse, historien et proche collaborateur de Pierre Cardin, est servi par une abondante illustration, des photographies pleine page de Louis-Philippe Breydel, spécialiste de la photographie d'architecture : des vues d'avions, des différentes parties des 8500 m² d'espace et d'équipements, des détails et de très nombreuses vues des intérieurs, espaces privées, espaces de circulation, mobiliers, sculptures de la collection de Pierre Cardin.

Un cadeau qui fera mouche et que l'on aurait tord de ne pas s'offrir à soi-même.

Olivia Gazzano

Le Palais-bulles de Pierre Cardin, Jean-Pascal Hesse, Louis-Philippe Breydel, éditions Assouline.  23 x 30 cm, 192 pages, 150 illustrations, relié sous jaquette. 65 €. ISBN : 978 2 75940 0604 3. 



Palais-bulles, vue
photo. : L-P Breydel

Ménerbes, accrochage de groupe à la galerie Pascal Lainé

Galerie Pascal Lainé
au premier plan :
"Bio-Casque", 
contreplaqué marine
H 100 cm - 2010,
Matthieu Faury
Comme chaque année à cette période, Pascal Lainé propose un accrochage de groupe avec des oeuvres de Jean Deyrolle, Joe Downing, Claude Gilli, Michel Loeb, Mario Prassinos, Victor Vasarely et les sculptures en acier Corten d'Etienne Viard et celles de Matthieu Faury qui aime s’approprier les grands thèmes de la culture classique et les phénomènes de société.
Puis la galerie fermera pour donner, le 2 avril 2013, le coup d'envoi des festivités entourant ses 25 années d’activités culturelles ! Galerie Pascal Lainé, 3, rue Sainte Barbe, Ménerbes. Tél. 04 90 72 48 30. Portable : 06 61 89 74 12. Jusqu'en janvier 2013. Ouvert du mardi au dimanche de 10h30 à 12h30 et de 15h30 à 19h30. 

Les Angles, initiation à la danse butô


Années 60, le mouvement d'avant-garde de l'angura (underground) marque un tournant. Les petites compagnies, dirigées par de jeunes auteurs-metteurs en scène contestataires, prolifèrent. La frontière entre réel et fiction, entre  les  genres  aussi,  vacille.  Certains  d'entre  eux  comme  Tadashi  Suzuki, convoque le Kabuki et le Nô dans cette quête d'un  théâtre  total.  C'est  à  cette  époque  que  naît  le  butô,  la  « danse  des ténèbres », sous l'impulsion de Tatsumi Hijikata, qui se nourrit de la littérature occidentale dite maudite : Antonin Artaud, Jean Genet, Georges Bataille...
Dimanche 16 décembre, de 14h à 18h, la compagnie Autrement Dit met en place un atelier d'initiation à la danse butô. Sera proposé un travail sur le corps, le mouvement, la présence et les liens que nous entretenons avec la terre. La question étant : comment revenir vers un corps qui danse de mille façons, dans la nécessité, la liberté et l’insolite ? Le Lieu, boulevard du Grand Terme, 30133 Les Angles. Renseignement : Csaba Sandorfi au 06 71 60 96 55.
La compagnie informe que Sumako Koseki  qui a eu Tadashi  Suzuki pour premier maître, donnera une masterclass du 2 au 8 mars, au Studio 164,  à Marseille. Elle aura pour thème : Corps et théâtralité par le biais du Butô et du Kabuki. Renseignement auprès de la compagnie, au même numéro. www.sumakokoseki.com
 
 

mercredi 12 décembre 2012

Carpentras et Mormoiron, la magie de Noël par Jean-Eric Turquin

La magie de Noël,
Jean-Eric Turquin
toile sur châssis
65x54 cm
Ses paysages de Provence dans lesquels il célèbre le Comtat venaissin, les Dentelles de Montmirail et le Ventoux à toutes les saisons, enchantent le regard. Ils les exposent en permanence dans sa galerie, située à deux pas de la cathédrale St-Siffrein, où l'on peut trouver aussi ses toiles consacrées à la Méditerranée (Pointu à la sortie d'une calanque) et à la Bretagne. Acrylique sur châssis ou plus simplement paysage sur papier Canson, on peut trouver une oeuvre originale à tous les prix et offrir ainsi un cadeau de Noël unique qui ne perdra pas de sa valeur au fil des ans ! Bien au contraire. 
En ce moment, il présente une série exceptionnelle intitulée "la magie de Noël", les dernières toiles inspirées des ambiances d'hiver et des fêtes de fin d'année.
La galerie a aussi édité des séries de cartes postales, fac-similés de ses tableaux. Une autre idée originale pour envoyer ses voeux aux quatre coins de l'Hexagone. Galerie Turquin, 9 rue de l'Evêché, Carpentras. "La magie de Noël" du 11 décembre au 12 janvier. Du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 15h30 à 18h30 (sauf jours fériés) et sur rendez-vous : 06 12 14 60 29.  Ouverture exceptionnelle les dimanches 15 et 23 décembre ainsi que le lundi 24 décembre, de 10h30 à 12h et de 15h00 à 17h30.

Le samedi 15 et le dimanche 16 décembre, exposition de ses toiles dans le cadre du week-end vignerons, au château Pesquié. Présence de l'artiste le 15, à 11h00 et de 15h30 à 17h00.  www.turquin.net

Carpentras, Micheline Verger en dédicace à la librairie de l'Horloge

Samedi 15 Décembre de 10H00 à 12h30 : dédicace de Micheline Verger, auteur qui vit à Jonquières et qui sort son premier roman « Racaille, mon frère », un livre beau et dense sur la jeunesse dans les années 60…un livre qui parlera à beaucoup d’entre vous ...
"Pour moi, c’est un roman destiné aux adultes avec une forme de roman jeunesse. Enfin vous en jugerez par vous-même. Il se situe au lendemain de la guerre d’Algérie, en 1967 peu avant mai 68. Le contexte historique est important car c’est de la politique-fiction. L’histoire est vue avec les yeux d’une gamine. C’est avant tout une histoire d’amitié. Beaucoup de thèmes se télescopent dans ce livre dont la délinquance, celle des blousons noirs. J’avais écrit pour la quatrième de couverture : « Les Racailles d’aujourd’hui sont nées des racailles d’hier » mais.... Il y a aussi les secrets de famille, avec en toile de fond la capacité qu’ont les enfants à surmonter des situations difficiles sans dramatiser. Ce n’est pas désespérant !" interview sur graindelire.hautetfort.com.

Et ce mercredi prochain,  19 décembre, entre 10h30 et 12h00, « l’Heure des contes…de Noël ». Ce rendez-vous pour les enfants sera accompagné d’un goûter.

Par ailleurs nous vous informons que  pour les fêtes de fin d’année, la librairie sera ouverte le dimanche 16 et lundi 17 Décembre toute la journée ainsi que le dimanche 23 et lundi 24 décembre toute la journée.

Avignon, une place achetée, une place offerte au théâtre du Chêne noir

Pour toute place achetée d'ici le 21 décembre inclus pour la pièce Le naturaliste de et par Patrick Robine  le Chêne Noir offre une place ! Grand prix de l'humour Philippe Avron 2012, cette pièce fera échos à tous ceux qui ont vus la « Ferme des Concombres » créé au théâtre du Rond Point à Paris puis au théâtre du Chêne Noir, où Patrick Robine avait installé sa Ferme qui fit grand tapage lors de la saison d’été 2010.
Patrick Robine se définissant comme : « Grand interprète animalier botaniste et forestier », nous invite ici en temps que « Naturaliste » à vivre un « Voyage en ballon »au dessus de la planète, pour des virées aériennes au grand large de son imagination et de sa fantaisie, nous décrivant pendant l’ascension la chaîne des Pyrénées entièrement assemblée à la main par les Espagnols…
Sans accessoires ni artifices, il illustre et nous fait vivre son voyage à travers les airs, les eaux, ou sous terre, de la stratosphère au magma… Ses voyages, il les dit, il les mime, il les bruite, mieux... il EST, et incarne tour à tour avec une vérité confondante : une éponge sauvage encore frétillante, le requin marteau, sa montgolfière ou le rat kangourou qui ne peut pas ouvrir sa poche un lundi après midi à l’arrêt du bus de ramassage scolaire à Brisbaneen Australie.
Il nous fait nous émouvoir devant la grande transhumance des troupeaux de bigorneaux, nous fait entendre le cri du dodo oiseau disparu en 1765, nous apprend l’existence de l’oursin polaire ou de la moule plate du Tibet qui vit accrochée sur la paroi intérieure des volcans.
Pour une fois l’humour ne se nourrit pas de l’homme et de ses travers, du couple et de sa psychologie,
Patrick Robine se nourrit de la terre, de la nature, des arbres, de séjours dans le désert ou sur la banquise, de tout sauf du quotidien, ça fait du bien.
En voila une autre bonne idée de cadeau de Noël !
Le Naturaliste de et par Patrick Robine. Vendredi 25 et samedi 26 janvier à 20h00. Une place offerte pour une place achetée au tarif de 30€. Offre valable pour une réservation jusqu’au 21 décembre inclus, uniquement par téléphone ou sur place du mardi au vendredi de 14h à 18h au 04 90 86 74 87 avec un règlement par CB. Tarif général 30€, réduit 25€. Etudiants (-25ans) / demandeurs d’emploi 12€. 

Sélection DVD

Coffret Minuscule (4DVD) 4h30, 30€ et coffret Minuscule saison 2 (4 DVD). de Thomas Szabo, Hélène Giraud.
Découvrez la saison 2 de Minuscule, en replongeant dans les herbes des campagnes pour une nouvelle observation décalée et poétique de la vie quotidienne des insectes. Une perle d’animation mêlant personnages en images de synthèse et décors réels. 
97 épisodes burlesques, poétiques et décalés, 2 moyens-métrages qui font mouche ! Plus de 7 heures de programmes. La série à butiner sans modération ! Coffret comprenant l’intégralité de la saison 2 (volume 4 inédit à l’unité). Durée : 7 h 07 min. 40€




Les contes de l'Horloge magique. de Ladislas Starewitch  avec Nina Star. 10 €. 61 min.
Dans la nuit, au sommet d’une grande horloge, s’animent chacun à leur tour trois petits automates : un singe agile, une jolie danseuse et un bouffon acrobate, mus par de savants mécanismes. 
Nina, la petite fille de l’horloger, se met à rêver. La voici petite chanteuse des rues, ballerine amoureuse d’un petit soldat de plomb, princesse à la recherche de son beau chevalier perdu dans la forêt enchantée… 
De cambriolage en attaque de château fort, de sirène en dragon, l’aventure ne s’arrête jamais… Comme les aiguilles d’une horloge 



Tragédies et comédies du Grand Siècle, marivaudages, drames romantiques, pièces bourgeoises ou vaudevilles, théâtre de l’absurde, écritures contemporaines… 
Ce coffret réunit les plus grandes pièces de la « maison de Molière ». Mises en scène d’une rare élégance, précision d’exécution et direction d’acteurs incomparables, les pièces proposées par la troupe de la Comédie-Française sont inscrites dans le temps. Elles sont considérées comme des références, et inspirent encore aujourd’hui le théâtre contemporain. Coffret Comedie-Française (25 DVD) 52heures. 70€.






mardi 11 décembre 2012

Enfants, les résultats de l'expédition Arapat (1892) au Naturoptère

En 1892, Ferdinand Leblanc et 5 comparses partent pour le Pérou, découvrir trois régions inexplorées. Mais le voyage tourne mal. Ferdinand fait jurer aux autres membres de l'expédition de garder le secret. C'est ce qui explique que ces animaux soient restés inconnus du monde scientifique et du public, jusqu'à ce qu’à la faveur d'un héritage, les spécimens soient retrouvés dans un grenier...
Dans cette exposition mi-fantastique mi-scientifique qui n'est pas sans rappeler celle intitulée "Dragons et Chimères", présentée au printemps 2011 par le château de La Tour d'Aigues,  ces créatures nouvelles sont chimériques, mélange d'être vivants, elle possèdent individuellement une originalité et une poésie intrigante. Ainsi, un corps de cormoran associé à une mâchoire de requin donne-t-il un corquin, sorte de super-prédateur impressionnant. On retrouvera sur le même principe la crastine, le biglier, etc...
Dans cette présentation les circonstances de la découverte ont été reconstituées : dans une lumière tamisée, les animaux apparaissent au milieu d'un désordre d'objets surannés. Dans un placard, les photos et les portraits des 6 voyageurs donnent un prétexte à l'imagination et au questionnement : est-ce vrai ?
Le but de l'exposition reste de questionner et d'informer, à l'aide des créations artistiques, sur la vérité scientifique. Dans un musée, le discours prend une valeur supérieure : "si le musée le dit, alors c'est vrai". Le visiteur est donc confronté à la fois à la vérité scientifique (les scientifiques mentent-ils ?) et à la rigueur scientifique : on démontre la supercherie avec des critères bien précis.
Pour enfants, adolescents et adultes curieux, à l'aise avec le mélange des genres !
Sérignan du Comtat, « 1892 : Expédition Arapat »  au Naturoptère jusqu'au 29 mars 2013.  Les lundi, mardi, jeudi et vendredi : de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h. Les mercredi, samedi, dimanche et jours fériés : de 13h30 à 18h. Tél. 04 90 30 33 20. Entrée 5€ et 3€ -18 ans. 

France Musique, 13 décembre Journée Pierre-Emmanuel Schmitt avec Pierre-Laurent Boucharlat

Jeudi 13 décembre, dès 9h00 et pendant une journée, l’écrivain et dramaturge Pierre-Emmanuel Schmitt prendra les commandes des programmes de France Musique pour partager ses coups de cœur musicaux, sa discothèque, inviter ses amis musiciens. 
A 14 heures, il donne rendez-vous aux auditeurs pour un concert enregistré spécialement pour cette journée en novembre dernier dans les studios de Radio-France
Au programme, Le Carnaval des animaux, de Camille Saint-Saëns dans sa version originelle pour formation de chambre, et avec un texte d’Eric Emmanuel Schmitt à destination des grands et des petits. En récitante : Anne Roumanoff avec aux pianos : Pascal Amoyel et Pierre-Laurent Boucharlat que nous connaissons bien maintenant puisque nous le retrouvons au piano lors des Musicales en Tricastin  dont il est aussi le directeur artistique, festival qui se déroule tous les étés entre Saint-Paul-Trois-Châteaux et le château de Suze-la-Rousse. Voir  ici : Répétition et interview

Saint-Michel l'Observatoire, la fin du monde n'aura pas lieu !

la fin du monde approchant, Michel Marcelin, directeur de recherche CNRS au Laboratoire d'Astronomie Spatiale de Marseille, viendra, vendredi 14 décembre à 20h30, nous démontrer pourquoi le cataclysme annoncé n'aura pas lieu et quels sont les dangers potentiels qui menacent la Terre.

Après avoir fait le point sur cette rumeur, il évoquera de vrais dangers qui nous menacent, en particulier les éruptions solaires et les risques de collisions avec des comètes ou des astéroïdes. Le soleil nous envoie régulièrement des flots de particules électrisés, générant de belles aurores polaires, mais pouvant aussi perturber le fonctionnement des satellites. Son activité augmente actuellement et va culminer en 2013 et 2014 où ce type de perturbations pourrait avoir des conséquences sérieuses sur l’activité économique.
Quant aux astéroïdes, ils constituent une menace permanente, la plus spectaculaire étant celle qui a causé la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années.

La conférence sera suivie d'une lecture du ciel laser des constellations par les animateurs du Centre d'Astronomie : 21h - Minuit. Tarif unique 29 €, à partir de 12 ans. Venez nombreux assister à ce non évènement ! La soirée est ouverte à tous.

Le Soleil dans toutes ses couleurs et sous toutes ses coutures : 
samedi 15 décembre 2012. 14h - 15h30, adultes : 7 € / 6/16 ans : 5 € 
Soirée découverte : 
samedi 15 décembre 2012. 21h - Minuit. adultes : 11 € / 6/16 ans : 8,50 €

Réservations nécessaires au 04 92 76 69 69 ou à contact@centre-astro.fr. Pour les soirées, pensez aux vêtements chauds et lampe de poche. 

Rasteau, les patchworks en soie de Friederike Bach

Friederike Bach trouve ses inspirations dans des ornements et des motifs très anciens. La plupart de ses pièces sont tirées de dessins de kilims. Au patchwork elle a allié les techniques de l’application et de la broderie. La créativité de Friederike s’exprime donc plus particulièrement dans la recherche infinie des couleurs. Elle achète la soie par pièces entières pour la teindre ensuite au gré de sa fantaisie et de ses recherches. Cave de Rasteau, du 13 décembre au 13 février. Vernissage le jeudi 13 à 18h00. ouvert 7/7 de 9 h à 12 h 30 et de 14h à 18h.

lundi 10 décembre 2012

Vaison-la-Romaine, Supervues 2012

Du 14 au 16 décembre, l’hôtel Burrhus affiche complet afin d’accueillir artistes, galeries, centres d’art, collectionneurs et associations en prenant les allures d’une mini-foire d’art contemporain. Environ trente-cinq artistes sont sélectionnés afin de montrer ou de faire découvrir leur travail. Chacun dispose d’une chambre tirée au sort et numérotée, avec l’opportunité d’habiter le lieu comme il le souhaite. Seule contrainte : garder le lit afin qu’il puisse être logé dans l’hôtel. Une « carte blanche », une occasion de métamorphoser une partie de notre quotidien et de séjourner dans l’intimité d’une oeuvre d’art. La complexité des rapports entre la création et l’espace domestique se dévoile. On y retrouvera entre autres : la galerie l'R du Cormoran avec Sylvie Deparis, le Centre d'art des Adhémar avec  Yfat Gat et Emmanuel Giraud, Jean-Claude Guillaumon pour la Galerie Martagon, un invité surprise du FRAC PACA, Leïla Brett  pour la Galerie du tableau, ...
Espérons que ces artistes ou "artistes" (?) n'aient plus l'idée de jouer la carte barbante et sans intérêt de l'installation sur le thème de la chambre : La chambre du voyageur, avec carton à pizza et canette de Coca usagée, La chambre au sot du lit, avec lit défait, La chambre avec texte imprimé sur une paire de drap ... L'année dernière nous en avions compté pas moins de cinq ayant surfé sur cette idée évidente, lassante et pas franchement créative. Pour des personnes censées réfléchir à longueur d'année à leur création, c'était un peu léger. 
D'autres avaient été beaucoup plus subtils, comme cet artiste dont nous n'arrivons pas à retrouver  malheureusement le nom, avec sa rosace éphémère réalisée au plafond, en Post-It, très spectaculaire ! Nous vous promettons de corriger si un lecteur a l'amabilité de venir à notre secours !
Ou bien "la photographie de chambre" de Jean-Antoine Raveyre pour la Galerie Bernard Ceysson.
Nous avions aussi vraiment beaucoup aimé les sculptures en coton-tiges, si sensuelles et fascinantes, de Olivier Bartoletti présentées par le Crac de Sète et l'année précédente, les petits chiens ou loups en poussière de Lionel Sabatté, ainsi que sa peinture et aussi les panneaux de Gipé.

Olivia Gazzano

Supervues, petite surface de l’art contemporain. 14, 15, 16 décembre 2012 - 6ème édition. ven. 18h30 - 20h30 / sam. 11h - 20h / dim. 11h - 18h.

Saint-Quentin la Poterie, le marché de Noël

Quelques jours avant Noël, le marché hebdomadaire du vendredi de St Quentin s’étoffe et se transforme. 
Pour vos derniers achats auprès des producteurs locaux, pour les derniers cadeaux dans les ateliers Métiers d’Art et partager un bon moment avec petits déjeuners et apéritif offerts. 
Vin chaud et cadeaux toute la matinée. Animations musicales. Parking gratuit. Le vendredi 21 Décembre 2012 de 8h à 14h.

Enfants, les ateliers de Noël du Naturoptère


Dans le cadre du programme « Agir pour la Biodiversité » de la réserve de biosphère du Mont Ventoux, le Naturoptère, musée dédié à la nature à Sérignan-du-Comtat,  propose des ateliers supplémentaires pendant les vacances de Noël.
Musique au naturel : comment faire de la musique avec des éléments de la Nature ? Chaque participant repart avec son instrument fabriqué pendant l’atelier. Il s’agit d’un atelier spécial enfant. Jeudi 27 décembre à 11h et vendredi 4 janvier à 11h. Séance du 27 à 14h30 complète.
Sortie arbres en hiver : en hiver, la plupart des arbres perdent leurs feuilles. Comment les reconnaît-on alors ? Un animateur du Naturoptère guide les participants et les initie à la reconnaissance des essences.
Mercredi 26 décembre à 14h30 et jeudi 3 janvier à 11h. Réservation obligatoire au 04 90 30 33 20. A partir de 5 ans. Tarif : 3€. Horaires d’ouverture du musée  : lundi, mardi, jeudi & vendredi : de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h. Mercredi, samedi, dimanche & jours fériés : de 13h30 à 18h.  Tous les ateliers Enfants et les sorties Enfants et Adultes : ici

Avignon, Coeur cousu au théâtre des Carmes

Frasquita Carasco a dans son village du sud de l’Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se transmettent aux vêtements qu’elle coud, aux objets qu’elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu’elles faneront sous le regard jaloux des villageoises. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, voilà Frasquita condamnée à l’errance à travers l’Andalousie, suivie de ses cinq enfants eux aussi pourvus ou accablés de dons surnaturels. 
« Mettre en voix et en espace les textes de Carole Martinez, c’est donner vie à un univers singulier et cruel, toujours situé à la lisière du conte. Cette auteure semble trouver dans son art de raconter des histoires une liberté similaire à celle que je recherche sur scène. Car pour moi, l’espace réduit du plateau offre une liberté immense au moins aussi grande que celle de la page. » Sandrine Gauthier.
La lecture de ce texte Le cœur cousu suivi de Du domaine des Murmures est un préambule à la création en avril  2013 de Coeur Cousu par la compagnie des Ailes. Samedi 15 décembre, 19h. Entrée Libre. Théâtre des Carmes André Benedetto, 6 place des Carmes. Tél. 04 90 82 20 47. En savoir plus, découvrir la programmation à venir du théâtre des Carmes

Isle/Sorgue, Hans Sylvester, première exposition de ses photographies du Japon, à la Maison sur la Sorgue

Hans Sylvester,
Japon
Né à Lörrach en 1938, c’est à 14 ans que Hans Silvester prend ses premières photographies. L'art de la photographie le passionne déjà, mais ce sont les voyages qui lui donneront le goût du reportage. Après avoir obtenu le diplôme de l’école de Fribourg en 1955, il voyage à travers l’Europe. Il s’installe en Provence en 1962 mais continue de parcourir le monde : Amérique du Sud (où il est envoyé pour une mission caritative), Etats-Unis, Amérique centrale, Japon, ... qu’il traverse en 1968.
Il inaugure en 1977 le premier numéro du magazine Géo avec une chronique d’un village du Pays Basque. 
A partir des années 1980, Hans Silvester oriente son travail vers le militantisme environnemental. Il photographie alors tous les parcs naturels d’Europe, dénonçant les ravages de la déforestation en Amazonie, il publie un long reportage dans le magazine Géo sur la rivière Cavalon sous le titre de La rivière assassinée, ou consacre un reportage sous forme de livre intitulé La planète affolée (publié aux éditions Fage en 2010).
Son travail et ses photographies en ont fait au fil des années un défenseur de la nature dénonçant l’utilisation infâme qui en est faite. Vînt ainsi le jour où Hans Silvester prit la décision de consacrer son œuvre à la beauté, à ce qui est bien fait, à l’éthique. Il voyage de nouveau du Nord au Sud et d’Est en Ouest, à la recherche de la pureté, de la clarté. C’est ainsi qu’il a donné naissance à d’autres publications, telles que Les habits de la nature (Editions de La Martinière en 2007), ou encore Les peuples de l’Omo (Editions de La Martinière, 2007). 
En plus d’une curiosité évidente pour les autres cultures, Hans Silvester travaille sur les animaux, notamment avec ses publications comme Chevaux de Camargue (Editions de La Martinière, 2011) ou encore Un monde de chats (Editions de La Martinière, 2010). 
Chaque voyage donne lieu à un livre ou à une publication. Voyageur infatigable, Hans Silvester fait, dans les années 90, plusieurs séjours au Rajasthan, d’où il ramène un magnifique témoignage sur la vie des femmes du désert indien. Il revient ensuite d’Ethiopie et nous donne à voir un étonnant et superbe ensemble de photographies des peuples de la vallée de l’Omo dans lequel on retrouve l’humanité et la bonté qui caractérisent toute son œuvre. 
Autant de reportages, de livres et de photographies qui témoignent de ses voyages à travers le monde. Mais peut-être reste-t-il une partie de son œuvre qui n'a pas encore été dévoilée..?
Et c'est La Maison Sur La Sorgue, chambre d'hôte et premier hôtel particulier à avoir été rénové au cœur de l’Isle-sur-la-Sorgue, qui en cette fin d'année a choisi de les montrer au sein de sa nouvelle galerie-boutique "Retour de Voyage", ouverte depuis mars 2012. Des photographies jamais exposées qui remportent déjà un grand succès. Hans Sylvester, photographies d'un voyage au Japon. Galerie-boutique "Retour de Voyage", La Maison Sur La Sorgue, 6, rue Rose Goudard, 84800 L'Isle-sur-la-Sorgue. Du 1er au 31 décembre. Prolongation tout le mois de janvier. Ouverture de 10 h à 13h00 et 15h00 à 19h00. En savoir plus 

jeudi 6 décembre 2012

Avignon, Nathalie Dessay et Michel Legrand en duo à l'Opéra-théâtre !


Un beau cadeau de Noël que voila ! un spectacle à ne pas rater ! La réunion de Michel Legrand et de Nathalie Dessay à l'Opéra-théâtre ! Encore trois jours pour réserver !
Lorsqu’on interroge Michel Legrand, il répond : "depuis mon plus jeune âge, ma seule ambition a été de vivre complètement entouré de musique. Mon rêve, c’est de ne rien omettre, uniquement s’en tenir à une discipline musicale. J’adore jouer, diriger, chanter et écrire, et ce dans tous les styles. Je fais toutes ces activités en m’investissant complètement."
C’est ainsi que Michel Legrand décrit son statut de musicien atypique, impossible à cataloguer. Il est tout à la fois compositeur, chef d’orchestre, pianiste, chanteur, auteur et producteur, et a su faire tomber les barrières qui séparent le jazz de la musique classique, et de la chanson populaire.
Les plus grands noms de la chanson ont interprété ses mélodies, tels Franck Sinatra, Tony Bennett, Louis Armstrong, Liza Minelli. Il a aussi composé des musiques pour des films comme Peau d’Ane, Trois places pour le 26, L’affaire Thomas Crown (et sa chanson Les Moulins de mon cœur), ou encore Un été 42, Lady sings the blues, Jamais plus jamais, et Yentl.
Il est le seul compositeur européen dont la filmographie inclut les noms d’Orson Welles, Marcel Carné, Clint Eastwood, Louis Malle, Andrezej Wajda, et Claude Lelouch pour ne citer qu’eux.
Après plus de quarante-cinq années consacrées à composer, Michel Legrand déborde de créativité comme jamais, considérant "qu’un beau tango vaut plus que certaines œuvres de Wagner".

Il est difficile de décrire son amour du jazz, ses bœufs avec Miles Davis, Stan Getz, Phil Woods ou Stéphane Grapelli, et ses rencontres avec les grands noms de la musique classique tels que Kiri Te Kanawa, Jessye Norman ou encore Natalie Dessay qui chantera à ses côtés ce samedi 8 décembre son répertoire, à savoir les thèmes de Yentl, Les Demoiselles de Rochefort, Les Parapluies de Cherbourg, Peau d’âne, ainsi que des standards comme L’été 42, Les moulins de mon coeur, La valse des lilas, mais aussi des compositions pour Claude Nougaro… Nathalie Dessay en duo avec Michel Legrand, samedi 8 décembre, à 20h30 à l’Opéra-Théâtre d’Avignon. Réservation sur le très beau site de l'Opéra-théâtre (enfin !) : www.opera-avignon.fr ou par téléphone au 04 90 82 81 40. Tarifs : de 7 à 54€. 

Avignon, "Bonheur, titre provisoire" au théâtre des Halles


Ça commence par une question : c'est quoi le bonheur ? Pauline, Paul et Alain, chacun à leur tour, le mettent à l'épreuve ce bonheur, avec l'humour et la dérision en prime. Encore ? Me direz-vous. On en a tant parlé, on nous a promis tant de choses, mais très souvent pour... un peu plus tard. 
Ah ! Ce bonheur si ardemment souhaité et si souvent reporté. En entendant, on continue à l'espérer, à le chercher. Mais où le trouver et comment s'y prendre? Les protagonistes, chacun à leur manière, ont leur opinion. Suivons-les dans ce qui ressemble à une histoire de famille, véritable huis-clos à partager...
Une pièce à thèse ? Non. Un drame psychologique ? Non plus. Seulement une émouvante et cocasse histoire sur le thème du bonheur où plaisir et action se mêlent aux rebondissements et suspens de la quête. 

Pour mettre en scène cette vocation universelle, et sa double perspective- l’introspection intime et la vision politique autour du bonheur, Alain Timar monte sur scène : la quête du bonheur repose aussi sur l’action semble-t-il dire, et le metteur en scène de la pièce doit inévitablement aussi en être acteur… Les acteurs Pauline Méreuze et Paul Camus aussi prennent des risques… leurs personnages s’appellent Pauline et Paul, qui donc est sur scène ?
L’expression de cette quête est aussi picturale : le bonheur s’écrit, se peint, se brouille et s’efface au gré de la quête de ses auteurs/acteurs qui manient le pinceau en direct, illustrant les couleurs et l’importance de l’instant : « Bonheur titre provisoire », performance plastique, fait écho au « ici et maintenant » que défend Paul ; le « décor » de la pièce est reflet unique et renouvelé de l’état des choses dans l’instant des vies –et des représentations. 
Bonheur provisoire, indéfinissable, difficile à cerner… Alors ne tentons pas de l’enfermer, les murs de la scène ne le contiendront pas : Quatrième mur chancelant, décor fluctuant, perspective changeante, acteurs fictionnels ou réels… c’est un jeu, la quête du bonheur ?

L'auteur, Robert Misrahi est un philosophe français né à Paris en 1926, grand spécialiste de Spinoza. Professeur émérite de philosophie éthique à l'Université de Paris I (Sorbonne), il a publié de nombreux ouvrages sur Spinoza et consacré l'essentiel de son travail à la question du bonheur. En novembre 2002, il déclenche une polémique en soutenant dans les colonnes de Charlie Hebdo (journal où il tenait alors une chronique) le livre très controversé de la journaliste italienne Oriana Fallaci, la Rage et l'Orgueil.

Le metteur en scène, Alain Timar, fondateur du théâtre des Halles en 1983, a révélé, bien avant qu’il n’obtienne le Prix Nobel de Littérature, l’univers onirique de Gao Xingjian ou défendu des auteurs comme Vaclav Havel ou Valère Novarina. Ses choix artistiques témoignent d’une propension constante à s’ouvrir aux autres cultures. Cette curiosité insatiable et vigilante, ce nomadisme intellectuel et sensible, c’est à ses origines qu’il le doit : juives (Hongrie du côté paternel, Espagne et Algérie du côté maternel) et à sa double formation (littéraire et plastique). Ses créations sont en effet littéralement inspirées et portées par cette richesse pluriculturelle, tout à la fois innée et acquise. Il se définit d’ailleurs volontiers comme « un être cosmopolite qui aime à transgresser les barrières et abolir les frontières factices ou réelles ». 
Il est l’un des rares metteurs en scène français invités à l’étranger à oser se colleter avec la langue de l’autre dans des mises en scène puissantes et souvent novatrices qui sont autant d’illustrations de son ouverture au monde et de son écoute empathique : Rhinocéros d' Eugène Ionesco en hongrois à Budapest ou Les chaises en anglais à Washington, Le funambule de Jean Genet en italien au Festival de Palerme, Babel Taxi de Mohamed Kacimi, production franco-américaine en douze langues et une équipe internationale, et récemment En attendant Godot de Samuel Beckett en tagalog à Manille aux Philippines. Si ses mises en scène sont pour le spectateur autant d’invitations aux voyages : dans le temps (La grande roue de Vaclav Havel), dans l’histoire tragique et la mémoire douloureuse (Le livre de ma mère ou O vous, frères humains,   d’Albert Cohen), la réalité sociale et l’exploitation économique (Signes particuliers tiré de La misère du monde de Pierre Bourdieu), la misère morale et la solitude (Rencontre de Peter Nadas ou Au bord de la vie de Gao Xingjian), elles se présentent également comme des moments intenses et jubilatoires d’interrogation, de réflexion et de remise en cause. Par ses scénographies rigoureusement élaborées où le clown caustique rencontre le musicien, où la toile peinte se transforme en une étrange sculpture, où la lumière découpe savamment des univers ludiques et oniriques, Alain Timar maintient constamment en éveil le spectateur, tout à la fois intrigué et happé par l’univers qui se construit devant lui mais dont il n’aura la clé qu’à la fin de la représentation. Bonheur, titre provisoire, d'Alain Timar avec Pauline Méreuze et Paul Camus, inspirée de l’œuvre de Robert Misrahi. Représentations les 13, 14 et 15 décembre à 20h30. Durée 1h30. Théâtre des Halles, rue Noël Biret et rue du Roi René, Avignon. Réservation : 04 32 76 24 51 ou internet www.theatredeshalles.com ou www.fnac.com 

L'enfance de l'historien Henri Michel à Vidauban

Son nom ne vous est pas inconnu : l’historien Henri Michel (1907-1986) a co-réalisé avec Alain Resnais le film Nuit et Brouillard en 1956. Mais Henri Michel est d’abord connu comme un grand historien de la 2e guerre mondiale : fondateur en 1950 de la Revue d’histoire de la 2e guerre mondiale, en 1951 du Comité d’histoire de la deuxième guerre mondiale et en 1967 du Comité international d’histoire de la 2e guerre mondiale. Ses travaux sur la bataille de France, le régime de Vichy, la déportation, la Résistance, Jean Moulin, la France libre, la Libération… ont assuré sa notoriété internationale.
Mais à la fin de sa vie, Henri Michel rédigea aussi ses souvenirs d’enfance. C’est ce manuscrit, conservé par ses enfants et confié aux Archives départementales du Var, qui est ici édité. Henri Michel décrit son "village" natal, Vidauban, au début du XXe siècle. Avec une certaine empathie conjuguée à la distance critique de l’historien, il montre de l’intérieur l’organisation de la société villageoise, la vie quotidienne, les loisirs (le jeu de boules, le football…), les tensions politiques et sociales… communes à d’autres petites villes de la basse Provence. Il analyse également l’impact qu'a eu la Grande Guerre dans l’histoire de Vidauban, tel qu’il a pu le mesurer avec ses yeux d’enfant. Il montre avec force que la propagande a été entretenue par l’école républicaine et comment l’enfant a été un acteur de celle-ci. L'ouvrage est édité par les éditions Cest-à-dire, basées à Forcalquier, à la Maison des Métiers du livre. Henri Michel,  Une enfance provençale au temps de la première guerre mondiale. Vidauban dans la mémoire d’un historien. Avant-propos et postface de Jean-Marie Guillon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Provence avec la collaboration d’Alain Droguet, directeur des Archives départementales du Var. Edition C'est-à-dire. 416 pages, format 165 x 230 mm, ill. en noir et blanc, collection « mille mots chuchotés ». ISBN 9782918235057. 28 € 

mercredi 5 décembre 2012

Vaison-la-Romaine, cycle Mauriac : de "La robe prétexte" à "Un adolescent d'autrefois"


Cycle Mauriac :  Lundi 17 décembre à 17h au Mas Saint Quenin, 6 avenue Jules Mazen, Vaison. Couronné du Grand Prix de l’Académie française, Le désert de l’amour publié chez Grasset en 1925 a fait l’objet d’un téléfilm diffusé sur France 3 le 18 février 2012. Ce récit confronte la lutte pour la vie d’une jeune femme, ayant perdu son enfant et contrainte par son veuvage de se faire entretenir, aux désirs amoureux et rivaux d’un père et d’un fils d’une bonne famille bordelaise.
Du téléfilm au film il n’y a qu’un pas à franchir pour se rendre au cinéma Le Florian à Vaison qui projette la semaine du 5 décembre le dernier opus de Claude Miller, Thérèse Desqueyroux, dont le livre éponyme fera l’objet de notre lecture/rencontre du mois de janvier. L'association Hadrien 2000 vous propose de vous retrouver à la séance du samedi 8 décembre à 15h30 et d’en parler après, autour d’un verre dans un café du centre-ville. Inscriptions au 04 90 28 80 18.

Lafare, "Attention chantiers !" une ballade-patrimoine

elle Saint-Christophr
copyright : EmDee

En cette fin d'année, la CoVe met à l'honneur le patrimoine de Lafare et les restaurations de la chapelle Saint-Christophe. 
1982-2012...Déjà trente ans que la chapelle Saint-Christophe, fragile témoin de l'architecture romane comtadine, reprenait vie grâce aux travaux de restauration menés par l’association Alpes de Lumière.
Dans un cadre à couper le souffle, situé en plein cœur des Dentelles de Montmirail, il était nécessaire que ce site soit aménagé et nettoyé pour le plaisir des randonneurs... et des rêveurs.  
C'est chose faite depuis cette année. Récemment, la pose d'une signalétique  patrimoniale sur l'histoire du village vient marquer l'aboutissement de cette mise en valeur, pour laquelle tous les acteurs locaux ont travaillé main dans la main : commune, intercommunalité, associations et bénévoles. 
Stéphanie Collet, responsable du service Culture et Patrimoine de la CoVe et Denis Lacaille, ancien technicien de l'association Alpes de Lumière chargé des chantiers de restauration en 1982, auront le plaisir de vous faire  découvrir ce patrimoine secret lors d'une balade-patrimoine.
Cette balade aura lieu le samedi 8 décembre 2012 et débutera à 14h00. Le rendez-vous est fixé au parking de la mairie, à l'entrée du village (direction Beaumes-de-Venise). Covoiturage jusqu'au site de Saint-Christophe. Prévoir des chaussures de marche et une bouteille d'eau. Durée estimée : 2 heures. Balade gratuite, sans réservation. Possibilité de terminer l'après-midi autour d'un vin chaud au Bistro de Lafare.

Apt, la métallurgie à l'époque gauloise en France méditerranéenne

Ce jeudi 6 décembre 2012, le musée municipal d’Apt vous propose de suivre la conférence de Benjamin Girard, Docteur en archéologie, intitulée « La métallurgie à l’époque gauloise en France méditerranéenne », soit avant la conquête romaine.
Depuis le XXe siècle, les recherches archéologiques réalisées en France méditerranéenne ont livré d’abondants vestiges illustrant la métallurgie à l’époque gauloise.
La conférence portera sur la métallurgie au sens large : de la mine à l’objet et au déchet. Elle traitera également des différents aspects du travail des métaux, de l’économie du métal, des conditions dans lesquelles s’effectuaient production et artisanat, du commerce des matériaux et de ce que la métallurgie nous apprend sur la société gauloise. Le musée de l’Aventure Industrielle du pays d’Apt  vous attend nombreux, à 18h dans le hall, place du Postel. 

Bollène, Claudine Aspar au Clap

Dans le cadre du projet « les plasticiens contemporains invités au cinéma » le cinéma Le CLAP et Cinebol accueilleront le samedi 15 décembre,  à 19 heures, l’artiste avignonnaise Claudine Aspar. 
De l’art singulier, dans la lignée de l’art brut, encore en marge de l’art officiel malgré son dynamisme et sa puissance d’expression. 
« Petite mercerie des jeux en tout genre » une installation sur scène, une courte projection et une invitation à jouer avec les œuvres feront découvrir au public un univers étrange inspiré des croyances populaires et des mondes imaginaires. Une création picturale où la gravure à l’eau forte tient une place de choix mais où bien d’autres moyens sont utilisés comme l’écriture, la broderie, l’inclusion d’objets. Une œuvre sans complaisance qui parle de la vie avec humour et poésie. Michèle Guérin, commissaire d’exposition spécialisée en art singulier et art contemporain l’accompagnera. Un buffet convivial et amusant prolongera la rencontre. La projection du film « surprise » choisi par l’artiste clôturera la soirée. 


Avignon, "Le Vicaire" au théâtre du Chêne noir


Le théâtre du Chêne noir présente Le Vicaire, de Rolf Hochhut dans une mise en scène de Jean-Paul Tribout. Pourquoi n'a-t-il rien dit ? L'attitude de Pie XII à l'égard des camps de la mort pendant la 2de guerre mondiale, l'ambiguïté des rapports du pape avec l'Allemagne nazie, sa terreur du communisme soviétique... Face au témoignage d’un officier SS qui essaie en vain d'alerter le monde sur l’existence des camps d’extermination, la pièce interroge... 
Basée sur des documents d’archives et des témoignages, monté la première fois à Berlin en février 1963 dans une mise en scène d‘Erwin Piscator, et à Paris la même année, dans une mise en scène de Peter Brook et François Darbon, le texte a inspiré en 2002 Costa Gavras pour son film "Amen". 
Monter Le Vicaire aujourd’hui, dans le climat de résurgence de l’irrationnel et du religieux, est apparu à Jean-Paul Tribout plus que jamais urgent et nécessaire. Il s’agit d’interroger aujourd’hui, la difficulté de choix éthique et politique à faire lorsque l’histoire est en marche, la lutte d’un homme seul contre l’appareil d’État, l’impossibilité d’imaginer et d’admettre l’extermination massive organisée industriellement d’un peuple, d’une race. 
L’adaptation et la mise en scène de Jean-Paul Tribout nous implique dans ce débat sur la responsabilité morale individuelle face aux crimes perpétrés pour la plupart au nom de… Jeudi 13 décembre à 19h, Vendredi 14 à 20h. Avec : Claude Aufaure, Mathieu Bisson, Olivier Breitman, Eric Chantelauze, Laurent Richard, Xavier Simonin, Jean-Paul Tribout. Locations : 04 90 86 74 87 et www.chenenoir.fr. Tarifs : de 12€ à 35€.  

Arrivée des 6 nouvelles chaînes HD en PACA le 12 décembre 2012


Le 12 décembre prochain s’ouvre la première phase de déploiement des nouvelles chaînes gratuites de la TNT en haute définition. La région PACA figure parmi les premières zones à recevoir ces nouvelles chînes en France. Elle concerne les Bouches-du-Rhône, une partie des Alpes-de-Haute-Provence, du Var, et quelques zones dans le sud du Vaucluse.
Les chaînes en questions : HD1, L'Equipe 21, 6ter, Numéro 23, RMC DECOUVERTE HD 24, Chérie 25.
Cette nouvelle étape nécessite un changement de la numérotation de certaines chaînes nationales et des chaînes locales. Par ailleurs, les canaux de certaines chaînes seront modifiés. En conséquence, tous les foyers qui reçoivent la télévision par une antenne râteau devront lancer une recherche et mémorisation des chaînes le 12 décembre à partir de 9h pour retrouver leurs programmes. Pour savoir qui est concerné, comment continuer à recevoir la TNT à partir du 12 décembre, être informé des aides financières mises en place et répondre aux questions des téléspectateurs, l’Agence nationale des fréquences met en place les outils d’information nécessaires : 0970 818 818 (du lundi au vendredi, de 8h00 à 19h00, prix d’un appel local) ou www.recevoirlatnt.fr

Les Baccantes au théâtre antique de Vaison-la-Romaine ? il ne tient qu'à vous ...

Nous vous présentions il y a quelques semaines le projet ambitieux de l'association Hadrien 2000 et des compagnies de théâtre qui font revivre le théâtre grec,romain et classique en juillet à Vaison-la-Romaine et dans les communes alentours. 
En 2013, les organisateurs souhaiteraient passer un pas de plus : représenter une pièce de théâtre grec dans les conditions initiale de ce théâtre, très différentes de notre théâtre contemporain. Ce pourrait être une découverte et une expérience quasi archéologique qu'on nous propose là ! 
Pour mieux comprendre, donnons la parole à Philippe Brunet, fondateur et metteur en scène du Théâtre Demodocos : " Pour donner les Bacchantes le 7 juillet 2013 dans le théâtre grandiose de Vaison-la-Romaine, il faudrait être déjà deux mille personnes. Quand on sait que même les stars de la variété ont parfois du mal à remplir les gradins… Pour pouvoir jouer dans un tel lieu qui impose une assistance d’au moins mille personnes et bloquer la réservation, nous devons assurer la prévente de 500 billets avant le 31 décembre.
Pourquoi faut-il jouer impérieusement dans un théâtre antique ? Le rite de la tragédie, pensaient les Anciens, comme celui de leurs procès de criminels, ne supporte pas la souillure apportée par l'assassin dans un espace clos. Il faut l'ouverture du ciel, le vent et les oiseaux, la proximité de la Nature.
Pourquoi se serrer à 50 à Avignon dans une salle obscure quand on pourrait être 2000 dans un lieu accessible au sublime ? Où le moindre geste, grossi par la loupe du théâtre, s'en trouve amplifié à une puissance inouïe. Où les masques transforment l'expérience humaine des acteurs en mythologie vivante et sublime.
On vous dit que le théâtre grec est une chose scolaire ou à rendre "contemporaine" le plus vite possible. N'y croyez pas. Le théâtre de Dionysos est l'expérience de la vie, de la mort, et du renaître. C'est plus fort que tout. Le chant s'élève, le verbe martèle sa poésie plus que jamais nouvelle, la danse métamorphose le Choeur des Bacchantes initiées au mystère de Dionysos en panthères sauvages. La musique antique retrouvée, sur des instruments de type archaïque, déferle sans bande-son. Sans artifice. Avec toute la puissance du théâtre. Devant vous. " Les pré-achats se sont enclenchés, il faut continuer. Pour en savoir plus et trouver le bulletin de prévente à retourner, reportez-vous sur le site hadrien2000-vaisontheatreantique.net.