jeudi 17 mai 2012

Arles, Monsieur Chistian Lacroix de retour au musée Réattu

Christian Lacroix
musée Réattu, Arles
16 mai 2012

En février dernier, Michèle Moutashar, conservatrice du musée Réattu lance pour l'année 2012 un de ses derniers accrochages, intitulé "Acte V" et dédié à la thématique du théâtre. Parallèlement, elle prépare la nouvelle présentation de 51 dessins de Picasso, choisis par l'artiste lui-même et donné au musée Réattu par l'intermédiaire de Jean-Maurice Rouquette, alors son conservateur. C'était en 1971 et les pièces, au nombre de 57 au total, dessinées pour la plupart recto-verso, étaient toutes récentes : réalisées entre le 31 décembre 1970 et le 4 février 1971 et datées par Picasso qui établissait alors une historiographie de son propre travail. Un don inestimable pour le musée, d'autant que ces dessins illustrent des thèmes majeurs de l'artiste : le peintre et son modèle, les portraits, l'homme jouant à la guitare pour une femme, les arlequins, les mousquetaires, mousquetaires dont les vêtements ne sont pas sans rappeler les Chevaliers de l'ordre de Malte auxquels appartenait cet hôtel particulier et que Picasso a dessiné, à l'hôpital, après avoir relu les Mousquetaires d'Alexandre Dumas. 
La conservatrice demande dans la foulée à Monsieur Christian Lacroix de venir dialoguer avec les dessins de Picasso, au travers des costumes qu’il réalise maintenant pour le théâtre, sa nouvelle vie. Partagé entre l'appréhension et l'humilité, Christian Lacroix a accepté l'invitation pour notre plus grand plaisir.
Il nous a présenté cette partie de l'exposition avec beaucoup de générosité et de simplicité, ce mercredi 16 mai, jour de son anniversaire et à quelques heures de l'inauguration. Enfant du pays, ce moment passé, fût aussi celui de revenir sur sa vie à Arles et son parcours.

Christian Lacroix habitait le quartier de Trinquetaille, de l'autre côté du Rhône, c'est à dire pour les arlésiens plus tout à fait à Arles. Il dit s'être beaucoup ennuyé enfant. Le musée Réattu était alors son refuge, le lieu de ses lectures, de ses premières amours, des billets cachés dans les coussins des fauteuils. Il ne se souvient pas avoir été marqué par les tableaux de Jacques Réattu (1760-1833) mais par les sculptures exposées dans le musée. 
Il a très bien en mémoire la boutique de Louis Féraud (1920-1999), l'autre grand couturier d'Arles. "Aux Elégantes" était située près de la place de la mairie.
Louis Féraud exerçait le métier de boulanger. Arrêté par la Gestapo pendant la guerre, il fuit à Paris où il est hébergé par Yvan Audouard, lui aussi arlésien et dont Christian Lacroix a racheté la maison d'enfance aux abords des arènes. 
A la sortie de la guerre, Louis Féraud décide de changer de vie et ouvre sa boutique de couture dans sa ville natale. Il se fait assister pour la réalisation des vêtements par Magali Charasse. Christian Lacroix  se souvient qu'il a habillé sa mère pour son mariage, un tailleur. Arles devenant trop petit, il part pour Cannes où il habille Brigitte Bardot puis de là, s'installe à Paris où il ouvre sa maison de couture et fait une grande carrière. 
Plus tard Christian Lacroix croisant Louis Féraud dans un dîner parisien, se présente et tout content lui dit "je suis d'Arles !". "Ah ! et d'où ?" lui répond-il, "de Trinquetaille". Louis Féraud se détourne. 
C'est en 1973 qu'il "monte" à Paris. Il y fait l'Ecole du Louvre où il assouvit son goût, son besoin pathologique, dit-il, de remonter le temps. Son mémoire de fin d'étude porte sur les costumes du XVIIe siècle. Il veut à cette époque devenir conservateur de musée ou être dans le théâtre. La vie en décidera autrement. Il rencontre celle qui deviendra sa femme et qui lui fait connaître du monde. Il cherche à s'inscrire dans une école de stylisme, la directrice lui répond qu'il est trop vieux mais qu'il a du talent, elle lui écrit des lettres de recommandation. C'est ainsi qu'il entre chez Hermès et apprend le métier sur le tas. Puis ce sera Jean Patou durant cinq ans. C'est alors que Bernard Arnault le repère et lui propose d'ouvrir sa propre maison de couture. La maison ouvre en 1987. 
En 2008, la crise financière a raison d'elle et la maison de couture est mise en liquidation judiciaire en 2009. Christian Lacroix obtiendra seulement le reclassement des ouvrières.
2008 est aussi l'année de sa formidable exposition au musée Réattu. Un pressentiment ? N'est-ce pas depuis quelques années l'amorce d'un retour inconscient vers les origines, vers les choix premiers : le théâtre et le musée ?
Car aujourd'hui monsieur Christian Lacroix est créateur de costume pour le théâtre, l'opéra, la corrida, avec succès : Molière du meilleur costume pour Phèdre (mise en scène Anne Delbée, 1995), puis à nouveau un Molière du meilleur costume pour Cyrano (mise en scène Denis Podalydès, 2007), costumes pour Fortunio joué à l'Opéra Comique et Agrippine, opéra d'Haendel donné à Berlin au State Opera, ... Il travaille actuellement, encore à Berlin, à ceux d'un grand cabaret, l'équivalent du Lido et prépare ceux du Bourgeois Gentilhomme que Denis Podalydès mettra prochainement en scène. 
Le monde du spectacle le réclame, celui des musées aussi : après L'Orient des femmes, une exposition de costumes réalisée à la demande du musée quai Branly en 2011, ce sera une scénographie pour le musée Cognacq-Jay et son mobilier XVIIIe, puis en 2013 à l'abbaye de Montmajour, un mise en scène des œuvres,  en collaboration avec le CIRVA (Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques, Marseille). Il interviendra aussi dans la nouvelle muséographie du musée Arlaten, le musée d'ethnographie d'Arles où sont exposés, entre autres, des costumes d'arlésiennes, costumes qu'il aime par dessus tout parce qu'ils s'inscrivent dans le temps. Plus modestement, il travaille aussi à une nouvelle décoration pour Lou Marques, le restaurant du fameux hôtel Jules César, à Arles dont la décoration n'a pas n'a bougé depuis 1927 ! Il interviendra sur les moquettes et les luminaires de la salle à manger. A voir en 2013 !
Christian Lacroix est en phase avec lui-même, allégé des exigences liées à la création d'une nouvelle collection sitôt un défilé achevé. Il précise d'ailleurs qu'il n'y a pas forcément de différence entre la création d'un costume de théâtre et celui d'une robe de haute-couture : la théâtralité est au centre des deux. En revanche, il obtient beaucoup plus de satisfaction à habiller une grande comédienne qu'une femme extrêmement riche. Il dit aussi son plaisir de faire partie d'une troupe et de créer avec les contraintes liées à la commande de théâtre. Dans son précédent métier, il se les imposait d'ailleurs en tirant au sort un mot à partir duquel il dessinait ensuite. Et puis, il redit son besoin d'un rapport au temps, d'un lien à l'Histoire et son goût qualifié de pathologique pour la reconstitution du passé, certes toute artistique. Le costume est un formidable moyen de s'y livrer. 
Picasso-Lacroix, Lacroix-Picasso, une exposition d'artistes à déguster, sur laquelle nous reviendrons plus précisément dans un prochain article.

Olivia Gazzano

Musée Réattu Acte V, scènes 2 et 3, Les Picasso d'Arles, Invitation à Christian Lacroix. Exposition du 17 mai au 30 décembre 2012. Musée Réattu, 10, rue du Grand Prieuré, Arles. Tél. 04 90 49 37 58.



mardi 15 mai 2012

Nuit européenne des musées

La nuit des musées revient et la fête aura lieu le samedi 19 mai ! Nous avons sélectionné pour vous quelques adresses. Pour la troisième année, la Collection Louis Gauthier, à Sainte-Cécile-les-Vignes participe à la nuit européenne des Musées. A cette occasion, la Collection Louis Gauthier sera ouverte à tous de 15h à 22h. Ce sera l’occasion de découvrir l’exposition des oeuvres de Philippe Chitarrini, artiste plasticien contemporain, qui nous fait l’honneur d’exposer à Sainte-Cécile, après Marseille, Paris, Lyon, Toulouse, etc. ….
Travaillant autour du thème de la métamorphose, des insectes et de l’empreinte, ces oeuvres trouvent donc tout naturellement leurs places au sein de la Collection Louis Gauthier et surtout participent pleinement à l’exposition temporaire qui se tient actuellement au 2ème étage « Histoire d’une étonnante métamorphose », sur le thème des papillons. Rendez-vous donc pour découvrir ces oeuvres ainsi que l’exposition temporaire sur le thème des papillons et visiter librement les collections permanentes. Dans les châteaux de la Drôme, cette année, la nuit des musées se place sous le signe des astres et corps célestes. En partenariat avec le Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de la Drôme (CCSTI), l’association L’équipée et le Centre National de l’Espace (CNES), le département de la Drôme vous invite dans ses trois châteaux à une exploration mêlant patrimoine, astronomie et création contemporaine. Visites, conférences, expositions, projection, conte,
exploration… autant de chemins variés à emprunter pour de belles balades nocturnes ouvertes à tous, de 19h30 à minuit. Tout le programme détaillé ici. Au musée du Cartonnage, à Valréas, de 18h à 23h00, présentation du "Lieu mécanisé n°83", de Bernard Lagneau, installation contemporaine en carton,présente jusqu'au 30 septembre, déambulation à la lumière des lampes en carton de Mobilia Dell'Arte et musique brésilienne au son du groupe Bom Tempo ! Nuit aux senteurs romaines pour cette nouvelle édition de la Nuit des Musées au musée d’archéologie tricastine, à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Des Ateliers de 19h30 à 22h permettront de composer son parfum à la mode antique, découvrir les aromates, les épices préférés des romains à travers les textes et les mythes. A 22h, visite parfumée de l’exposition Rites et cultes en Tricastin...
A la villa Datris, à l'Isle-sur-Sorgue, l'exposition Mouvement et Lumière sera ouverte de 20h à 23h00. En Arles, le musée Réattu, le Museon Arlaten, le musée de Camargue, le Musée départemental d'archéologie et les galeries du réseau Arles contemporain, proposent, chacun à sa manière, une nocturne singulière Programme détaillé à découvrir ici . A Saint-Rémy-de-Provence, le musée des Alpilles propose une exploration inédite dans l'intimité des collections,  à faire en famille de 13h à 23h. A Saint-Quentin-la-Poterie, le musée de la poterie invite  les musiciens du groupe Maliétès à participer à la visite de l'exposition temporaire L'Esprit Vallauris, les années 50 - les potiers-artistes. A Mane, au musée de Salagon, à 20h30 et 22h : visite guidée de l’exposition permanente Salagon, c’est toute une histoire. A partir de 20h : visite exceptionnelle des lieux de la cave au grenier. Découverte des secrets du prieuré et ses recoins habituellement fermés au public. Réservation obligatoire aux 04 92 75 70 50 (nombre de places limitées). A 21h30 : concert à la cour des Habsbourg par l’ensemble Stravaganza Violon baroque : Domitille Gilon / Clavecin : Thomas Soltani, Libre participation.  Enfin, à Quinson, au musée de la Préhistoire des Gorges du Verdonà 19h : cinéma-débat « La grotte des rêves perdus » de Werner Herzog en présence de David Huguet et Charles Chauveau, membres de  l’équipe scientifique de la grotte Chauvet- Pont d’Arc. Classé monument historique depuis 1995, la grotte Chauvet située en Ardèche, est un sanctuaire recelant des centaines de peintures rupestres. Un lieu interdit à l’homme que le réalisateur Werner Herzog nous restitue dans toute sa richesse. Réservation obligatoire aux 04 92 74 09 59  (nombre de places limitées) et visite du musée de 19h à 22h00. 
Toutes ces manifestations sont gratuites. 
  

Sault, Sons dessus de Sault


L'association le Phare à Lucioles présente le cinquième festival Sons Dessus de Sault. Une programmation éclectique, riche et diversifiée, centrée sur la création artistique contemporaine ; un rendez-vous incontournable pour les curieux d'art et de culture innovante avec des artistes professionnels et des amateurs inscrits dans de véritable projets de création. Avec :  Les Phasmes, trio de plaques amplifiées (Chenevier/Coiffard/Innocent/Gilot), EMIR à 3,concert perché (Garcin/Lesbros/Phillips), la CREATION Dunumba/Inouï, la Farfan de Gohu, MANIVELLES (un spectacle multimédia moderne mais débranché !).


Habituellement sur deux jours, le dernier week-end de mai depuis maintenant cinq saisons, la programmation est réduite cette année à une journée en raison d'une diminution des aides et des soutiens. Sault, 26 mai, à partir de 16h00. Tous les spectacles sont accessibles avec le même ticket. Tarif unique : 9/12 €uros. Le tarif réduit est accessible aux adhérents de l'association, aux familles des élèves inscrits dans le projet de création du collège, aux chômeurs et aux intermittents du spectacle, aux jeunes de moins de 16 ans ; la gratuité est accordée aux jeunes de moins de 12 ans (sur justificatif) accompagnés. En savoir plus


Avignon, le Printemps du Grenier à sel

Caroline Perrin
Quatrième édition pour le Printemps du Grenier à sel qui se tiendra cette année les samedi 2 et dimanche 3 juin,  de 13h00 à 19h00 et présentera 19 artisans d'arts et créateurs représentatifs de diverses disciplines : Décoration, Design, Sculpture, Illustration, Immobilier, Peinture, Mode & Accessoires. . Le Grenier à Sel, bâtiment unique, classé au patrimoine historique de la ville d’Avignon deviendra un lieu privilégié d’échanges, de rencontres et de découvertes autour d’objets et de créations originales. Des nouveautés cette année : Un artiste invité : la sélection des exposants a été réalisée par l'équipe de l'Association Fleur de Sel et du Grenier à Sel, mais aussi par un artiste de la région, Jérémy Ispizua. Graphiste freelance qui exerce sous le nom de ABYS, il est à l'origine de la conception des documents de communication du salon (affiche, flyers…) Ses propres œuvres seront à découvrir lors du Salon. Des ateliers de sculpture sur pierre du Zimbabwe, pour tous les âges et tous les niveaux : pour la première fois, vous aurez la possibilité de participer à des ateliers de sculpture sur pierre animés par Alex Chitungodu Zimbabwe, qui vous permettront de découvrir l’Art Shona à travers une expérience authentique. Grenier à sel, 2, rue du Rempart Saint-Lazare ,84000 Avignon.

Ménerbes, les Musicales du Luberon au printemps

Les Musicales du Luberon se sont aussi des concerts hors saison estivale ! En mai, le concert des Esprits, le 17 avec Laurence Monti (violon), Olivier Lechardeur (piano) et Frédéric Lagarde (violoncelle). Ils interprèteront  le Trio en ré majeur op 70 n°1 « The Ghost » de Beethoven, Trio élégiaque n°1 en sol mineur de Rachmaninov et   Trio n°1 en ré mineur op 49 de Mendelssohn. Le 27, Claire Désert au piano et Saténik Khourdoïan au violon interprèteront la Sonate n. 5 « Le Printemps » de Beethoven, Pièce en forme d’Habanera et Tzigane de Ravel puis la sonate pour violon et piano de Franck. Eglise Saint-Luc, jeudi 17 mai à 18h00 et dimanche 27 mai, à 18h00, en collaboration avec l’Association Jane EakinInfos & Réservation : 06 85 68 65 34 ou contact@musicalesluberon.com

Les Baux, Publications d'artistes


La huitième édition de Livres à disposition, Publications d’artistes, a lieu aux Baux-de-Provence, où la commune met à disposition des organisateurs la Citerne, la Cure et la Chapelle des Pénitents Blancs, lieux emblématiques et historiques, situés sur la place Saint-Vincent. Des artistes et/ou éditeurs présentent dans ces espaces leurs publications : livres, revues, multiples et imprimés. Le temps du week-end est ponctué par des lectures, des projections vidéo, des performances et des expositions. La conjugaison de la présence des publications et des interventions offre au public un moment fort autour de démarches contemporaines issues du livre et de l’édition. Le site des Baux-de-Provence offre la spécificité d’un lieu chaleureux, apte à favoriser la réussite d’une rencontre entre le public, les artistes et les éditeurs. L’atelier et la Fondation Louis Jou*, ouvrent leurs portes au public durant ce week-end. (Louis Jou, maître typographe, graveur, imprimeur et éditeur). Vendredi 1er juin, 16h-20h, samedi 2 et dimanche 3 juin, 13h-20h.

Carpentras, visites exceptionnelles du château du Martinet


Le Pays d’art et d’histoire Ventoux-Comtat Venaissin vous invite à deux visites mises en scène du château du Martinet, situé route de Mazan à Carpentras. Vendredi 18 mai, à 17h00La guide vous convie à découvrir le jardin de ce château qui se muera, le temps d’une fin de journée, en scène de théâtre. Les comédiens du Souffle déambuleront de bosquet en bosquet et joueront pour vous des extraits de « Cyrano de Bergerac ». Samedi 19 mai, à 15h00, lors de cette visite enchanteresse, vous aurez le privilège d’assister à une fête royale, telle qu’elle pouvait se dérouler au XVIIème siècle. Suivez la guide dans les allées du jardin du château du Martinet et partez à la rencontre de Louis XIV, Lully ou encore La Fontaine et Molière, incarnés par les comédiens de la compagnie Les Masqués. Tarifs: 6 €, 3 € tarif réduit (10-18 ans, étudiant et famille nombreuse sur présentation de leur carte) – 1 euro pour les personnes handicapées et titulaires du RSA sur présentation d’un justificatif - gratuit pour les moins de 10 ans, journalistes et professionnels du guidage. Départ limité à 50 personnes. Pour participer, vous devez soit acheter vos billets à l’avance auprès de l’office de tourisme de Carpentras, soit réserver par téléphone auprès du service Culture et Patrimoine de la CoVe 04 90 67 69 21 (du lundi au vendredi de 9h à 12h). Il est à noter que le rendez-vous est fixé devant la grille du château du Martinet, route de Mazan à Carpentras.

Bollène, soirée spéciale "Une vie avec Oradour" au cinéma le Clap


Le 10 Juin 1944 à Oradour-sur-Glane, Robert Hébras échappe à la mort.
"Une vie avec Oradour" retrace son histoire, avec le récit minutieux de cette journée, filmé dans les ruines du village-martyr. Un drame ancré dans notre mémoire collective et qui reste le plus important massacre de civils en France sous occupation allemande. C’est aussi l’exemple d’une vie déterminée par le désir de témoigner inlassablement pour que l’Histoire ne se répète plus. Elle porte l’empreinte du souvenir et du désir de vivre, une empreinte qui transcende une vie. Documentaire de Patrick Séraudie, 2011, 1h24. Avec Robert Hébras, Jean-Marcel Darthout, Hervé Herpe. Vendredi 1er juin, cinéma le Clap. 19h : Pot d'accueil. 20h "Une vie avec Oradour", le documentaire suivi d'une intervention de Philippe Gut (Professeur Honoraire d'Histoire à la Sorbonne). Tarifs habituels. Soirée en partenariat avec l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance et les Amis de la Résistance à Bollène. 

Bourdeaux, causerie autour d'une malle

En marche du festival du conte qui aura lieu cette année du 27 juillet au 11 août, Joël Bailliart invite tous les amateurs de textes et de lecture à un Jeu lecture par tirage au sort de récits de voyage ! Au programme : l'Odyssée, Moby Dick, L'île au trésor, Atlantique nord, L'usage du monde, Le chasseur de lions, Les trois mousquetaires, Le monde du bout du monde, Vingt mille lieues sous les mers, Le monorail de l'ingénieur Lartigues, Voyage d'une Parisienne à Lhassa, Chroniques d'un château hanté, Les derniers jours de Pékin,... Le public tire au sort et Joël conte ou lit l'extrait ! Causerie autour d'une malle. Jeudi 17 mai, 17h, place de l'Oustallet, Bourdeaux (26). 

Visan, 10e journée du vin au féminin

Isabelle Forest, journaliste-oenologue, présidera encore la sélection de la dixième cuvée, sélectionnée par un jury composé exclusivement de femmes, lors de cette Journée du vin au féminin. Ce sera pour tout le monde, l'occasion de visiter la cave de vieillissement, creusée dans le safre et aussi celle de déguster sur les fûts. A cette occasion, la céramiste Chantal Ferroussier présentera ses réalisations : un univers féminin, décalé, où se mêlent générosités de formes et jeu de contraste. Rozeline Robert exposera quant à elle ses portraits d'ehtnies du monde. 10e Journée du vin au féminin, cave Les Coteaux, Visan, samedi 19 mai. Visite de 10h à 19h. Exposition jusqu'au 31 mai. www.coteaux-de-visan.fr 

Jean-Henri Fabre à l'honneur


Le Museum d'Histoire naturelle, à Paris, mettra cet été Jean-Henri Fabre à l'honneur avec Fabre au Muséum. Nouvelle exposition du Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes, du 25 juin au 8 octobre 2012 (Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes - 57 rue Cuvier 75005 Paris).
Cette rétrospective permet de découvrir ses travaux, livres, aquarelles et photographies, accompagnés de quelques-uns des spécimens qu'il a patiemment observés.
Jean-Henri Fabre consacre une grande partie de sa vie à l’enseignement, puis, bien à l’abri en « son Harmas »,  il passe 36 années à observer la nature, laissant un herbier de plus de 10 000 échantillons. Sa passion : l’étude de la vie des insectes, qu’il relate dans son œuvre majeure : Les Souvenirs entomologiques.
 Ce savant hors du commun peint à l’aquarelle plus de 600 dessins de champignons, écrit plus de 120 manuels scolaires et de vulgarisation scientifique et rassemble, dans les vitrines de son cabinet de travail à l’Harmas, plus de 4 000 spécimens.
 En 2006, le domaine de Jean Henri Fabre à Sérignan du Comtat (Vaucluse) propriété du Muséum depuis 1922, a été partiellement restauré et ré-ouvert au public. Depuis cette date, le Muséum a entamé l’inventaire complet des archives laissées par le naturaliste avec pour objectif de constituer le Fonds Jean-Henri Fabre.
 Le Cabinet d’Histoire retrace le parcours remarquable de ce grand naturaliste. L’ensemble de son œuvre y est présenté : photographies, aquarelles, livres, lettres qu’il a pu échanger avec Charles Darwin par exemple,  ainsi que quelques spécimens naturalisés.
Suivant une trame chronologique, cet ouvrage traite de la période comprise entre 1879 et 1915, de l’arrivée de Fabre à l’harmas jusqu’à son décès : 36 années de recherche, d’observation et de production intellectuelle intense dans une époque charnière pour l’avènement de la biologie. Il est émaillé de nombreux témoignages inédits et vivants, et présente des documents variés : planches naturalistes, photographies anciennes, lettres…

C’est en 1879 que Jean Henri Fabre, achète à 30 kilomètres au nord-ouest d’Avignon, dans le petit village de Sérignan du Comtat, au pied du mont Ventoux, un domaine d’environ un hectare, comprenant une maison et ce que l’on nomme en provençal « Harmas » à savoir une terre en friche.
 Le jardin voit aujourd’hui refleurir les quelques 500 espèces végétales, variétés d’arbustes et plantes méditerranéennes qu’avaient plantées Fabre et ses successeurs. Bassin, fontaine et lavoir abritent grenouilles et crapauds accoucheurs mais aussi libellules et au détour d’un sentier, peut être rencontrerez-vous une tortue d’Hermann.
 Isolé des autres parties de la maison rose aux volets verts, le cabinet de travail était consacré à l’étude, à l’observation et à l’écriture. Une bonne partie des 1 300 objets inventoriés dans la maison ont ici retrouvé leur place. Sont également ouverts à la visite : la salle à manger où Fabre prenait ses repas en famille, une salle d’exposition temporaire et la serre froide abritant les plantes gélives.

Rappelons aussi l'ouvrage que lui a consacré Anne-Marie Slézec. Par une connaissance approfondie du travail et des écrits de Jean-Henri Fabre, d’archives connues mais surtout inédites, l’auteur, Anne-Marie Slézec apporte un nouvel éclairage sur l’entomologiste et le botaniste, sur ses rapports avec les scientifiques de son temps, avec Frédéric Mistral, son « voisin », et avec Georges Legros, son protecteur et biographe, sans qui Fabre serait tombé dans l’oubli.

L’Harmas Jean-Henri Fabre. Accès : route d’Orange, Sérignan du Comtat. T. : 04 90 30 57 62. Ouverture : selon horaires saisonniers, du 1er avril au 31 octobre. Fermé le mercredi toute la journée, les matins des samedis et dimanches et le 1er mai. Tarifs : 5 € / TR 3 €.
Jean-Henri Fabre en son harmas, de 1879 à 1915, d’Anne-Marie Slézec. Une coédition Editions Edisud / Muséum national d’Histoire naturelle. 17 x 21 cm – 128 pages – 17€; ISBN : 978-2-7449-0906-1.


 

Pierre Cardin, l'entrepreneur : Bonnieux et Venise

Lors de la récente conférence de presse dédiée au festival de Lacoste, Pierre Cardin, infatigable entrepreneur, a tenu à nous montrer les travaux qu'il est en train de faire exécuter dans les bâtiments faisant face à  l'ancienne gare de Bonnieux, bâtiments dont il a fait l'acquisition. Lire la suite


jeudi 3 mai 2012

Lacoste, 12e festival lyrique et de théâtre


C'est dans son château de Lacoste que Pierre Cardin "bon pied bon oeil", en compagnie de la délicieuse Eve Ruggieri, a dévoilé à la presse la programmation de son festival de l'été prochain, une programmation qui mêle opéra, ballet, musique de variété (mais quelle musique !) et musique classique. 
Le festival débutera le 16 juin par une proposition d'Eve Ruggieri : Don Giovanni  de Mozart, « L’Opéra des opéras » comme l’appelait Richard Wagner. "A la lueur de ces dix années bouleversées par les électrochocs des traders, Don Giovanni pourrait bien être l’héritier cynique et désenchanté d’un puissant empire industriel.
Aidé de Leporello, son bras droit et compagnon de débauche, il a choisi pour tendre ses filets ces impressionnantes carrières placées sous le triple signe de la discrétion, du Marquis de Sade son lointain modèle et du tombeau du Commandeur perdu entre ciel et terre.
A partir de là, pour respecter à la fois l’Histoire et la constante démarche de Pierre Cardin, à savoir ouvrir toutes grandes les portes de ses théâtres à de jeunes artistes qui seront demain les têtes d’affiche dans leurs domaines respectifs, l’opéra mis en scène par Petrika Ionesco fera la part belle à deux prises de rôle : celle de Christian Helmer en Don Giovanni face à Irène Candelier en Donna Elvire dans une distribution que j’ai souhaitée au plus près du chant mozartien et très impliquée dans le jeu dramatique indissociable du livret de da Ponte.
Autour de Pietro di Bianco, Diana Higbee, Yuri Kissin, Yuree Jang et Patrick Bolleire partageront les élans enthousiastes d’un orchestre composé des plus brillants premiers prix du CNSM de Paris dirigé par Pierre-Michel Durand. " Eve Ruggieri.
Le 18 juillet, La Compagnie Julien Lestel, née en juillet 2006 avec le soutien de la Ville de Marseille, donnera Corps et Âmes, création 2011, écrite pour onze danseurs. Julien Lestel s’est entouré ici de deux grands talents : le compositeur Karol Beffa et Virginie Merlin, costumière pour la Comédie Française. Produit avec l’aide de la Fondation Bettencourt Schueller et de la Fondation Safran pour la Musique, le ballet a été présenté au Grand Théâtre de Provence, à Aix, en mai 2011, et avec le même succès au Théâtre des Champs Elysées en juin de la même année, au Festival Puccini, Torre del Lago (Italie) le 24 août, à l’Opéra de Marseille en octobre, au Dôme de Marseille en décembre 2011. 
Formé à l’Ecole de Danse du Ballet de l’Opéra National de Paris et au Conservatoire Supérieur de Paris où il obtient un premier prix, Julien Lestel a intégré des compagnies prestigieuses : les Ballets de Monte Carlo, le Ballet National de l’Opéra de Paris, le Ballet de Zürich où il est nommé danseur Principal, puis le Ballet National de Marseille. Il travaille avec les plus grands chorégraphes : Noureev, Robbins, Kylian, Forsythe, Preljocaj, Roland Petit, Pina Baush, Lucinda Childs, Carolyn Carlson, David Dawson, Thierry Malandain… et danse les chorégraphies de Petipa, Balanchine, Neumeier, Scholz, Lifar, Ashton, Nijinsky….
Le 21 juillet, le talentueux Gérard Chambre proposera un spectacle musical : Gérard Chambre chante…Charles Trenet. A la veille du centenaire du “FOU CHANTANT” (qui deviendra ainsi en 2013 le “ FOU CENT- ANS”!),  cette comédie musicale retrace à travers les chansons de Charles Trenet,  la carrière et l’époque  de ce chanteur poète, qui a laissé dans les mémoires tant de refrains extraordinaires, tant de mélodies inoubliables que l’on fredonne encore ” à chaque carrefour” de nos vies.
De “ que reste-t- il de nos amours” à “ je chante” en passant par” le soleil a rendez vous  avec la lune” “ a la pharmacie”  “ Y a d’la joie”...sans oublier  “ la mer” , l’âme des poètes”, “ revoir Paris”,” Nationale 7”...et tant d’autre ...Traverser avec cet “inventeur du bonheur” cette période d’ombre que furent les années d’avant guerre jusqu’à la libération, années  pendant lesquelles , notre chanteur fou a semé sa joie et sa bonne humeur, son swing et ses histoires extraordinaires,  comme on sème des petits cailloux pour retrouver le chemin du bonheur.
Dans cette période de crise que nous traversons,nous retrouverons le temps de ce spectacle musical,   la magie des mots simples  et laisserons notre joyeux poète une fois encore nous faire rêver et espérer.(Des textes serons distribués aux spectateurs pour que tous ceux qui veulent chanter puissent s’ils en ont envie reprendre ces chansons immortelles).
Le 25 juillet, ce sera au tour de Thomas Dutronc de monter sur la scène des carrières, avec les chansons de Silence on tourne, on tourne en rond nous, son dernier album ! Des chansons qui restent en tête comme le sparadrap du Capitaine Haddock. Du titre d’ouverture Turlututu au single Demain, difficile de s’en défaire : sans clinquant ni effet tape-à-l’œil, ces mélodies nous reviennent insidieusement au détour d’une balade.
À une époque, lorsque les dictaphones n’existaient pas et que les auteurs de chansons ne savaient pas écrire la musique, une seule possibilité s’offrait à eux pour retenir une mélodie : faire en sorte qu’elle se survive à elle-même. Cette méthode de sélection naturelle n’a pas donné que du mauvais… Et sans prétendre se hisser au rang d’un Brassens, qui n’entendait rien au solfège mais dont les musiques ont grandement voyagé,
Thomas Dutronc semble avoir repris à bon compte cette recette de grand-mère. Les treize titres, dont quatre instrumentaux, qui composent son deuxième album sont ceux qui ont le mieux résisté aux multiples étapes de validation qui jalonnent l’écriture d’un artiste dont l’apparent dilettantisme n’est en fait qu’une manière élégante de ne pas faire état de la sueur aidant à élaborer la chose… Thomas Dutronc écrit sur des feuilles volantes, qu’il saisit sur ordinateur, puis qu’il imprime à chaque nouvelle correction en gardant soigneusement les épreuves annotées dans des dossiers appropriés. Certains comparent l’élaboration d’une chanson à la gestation d’un bébé. C’est idiot, mais c’est aussi long à faire… 
Pour échapper à la pression des chiffres, il est retourné dans ce qui constitue un refuge pour lui : la Corse, où il a loué un studio mobile. Avec une guitare, un peu de charcuterie locale et une belle brochette de copains, il a jeté les bases de Silence on tourne… : des intros, des riffs, des bouts de mélodies…Pour Silence on tourne, on tourne en rond, Thomas Dutronc a repris sa plume et son iPhone, avec son ancien copain de fac, Arnaud Garoux — entre autres collaborations.
Sans se départir de l’esprit existentialiste qui le caractérise, il a composé un florilège de titres qui s’attachent à ce que la chanson peut donner de meilleur : éclairer sur un état du monde sans avoir l’air d’y toucher, en dire toutes les vibrations au détour d’une phrase légère comme un rire enfui. On a beaucoup cherché de filiations chez Thomas Dutronc. Elles existent. Le chanteur se situerait quelque part entre Charles Trenet et Boris Vian. Il dit des sourires qui peuvent s’avérer être des grimaces. Il chante « le monde est foutu ». Il n’est pas le premier à le faire, mais il l’agrémente d’une chute en forme de chapeau pointu : «turlututu».
Le festival 2012 se terminera le 1er août avec Water Music, musiques pour les feux d'artifices royaux ! Un concert programmé par les Musicales du Luberon. La Water Music est emblématique de la musique d’apparat. En écho à celle-ci, Haendel écrit en 1749 un autre chef d’œuvre de ce genre, la Music for the Royal Fireworks. Mais, au-delà de la pompe et des somptuosités sonores de ces œuvres de commande,  apparait la science d’un Haendel orchestrateur  et mélodiste de génie.  A l’écoute de ce  8éme  concerto grosso de Arcangelo Corelli, dit « Concerto de Noël », d’une écriture des plus subtiles, c’est Noël tous les jours. Tout un programme dans la carrière de Lacoste  dont le mur réfléchira jets d’eaux et feux d’artifices !
Le Concert Spirituel, créé par le brillant chef d’orchestre, Hervé Niquet, s’impose comme l’un des ensembles de référence dans l’interprétation de la musique baroque. Il est invité salle Pleyel, au Théâtre des Champs-Elysées, Château de Versailles,  Concertgebouw d’Amsterdam, le Shanghai Concert Hall… Sa production Fireworks & Water music de Haendel  a reçu un EdisonAward. Festival de Lacoste, du 16 juillet au 1er août 2012.  www.festivaldelacoste.com

Avignon, Marcel Puech la passion du dessin


Dessin de Beccafumi,
musée Calvet
collection Puech

L’exposition du musée Calvet propose un parcours en deux étapes à travers la collection de dessins de Marcel Puech (1918-2001). La première, qui ouvre au public le 12 mai 2012, vous est proposée jusqu’au début du mois d’octobre. Elle est intitulée «Le Message chrétien» et présente cinquante-cinq dessins à thématique biblique, illustrant des scènes de la vie de la Vierge et du Christ, de la vie des saints et de l’Eglise.C’est là un aspect fondamental de l’art européen, l’héritage judéo-chrétien auquel Marcel Puech était très attaché.
Du 1er novembre 2012 à la mi-mars 2013, le musée Calvet « l’Idéal antique ». Autour de la mythologie grecque et de l’histoire romaine,il vous invitera à partager, à travers cinquante-cinq autres oeuvres, ce goût de l’Antiquité classique qui est commun à tant de collectionneurs, à Marcel Puech mais aussi à son illustre prédécesseur, Esprit Calvet (1728-1810).
La collection Puech, qui ne constitue qu’une partie du cabinet des dessins du musée Calvet, est riche au total de plus de mille feuilles, appartenant à toutes les écoles européennes, italienne en majorité, mais aussi française, espagnole, flamande, hollandaise et, chose rare en France, allemande. Elle va du milieu du 15e à la fin du 18e siècle et a été donnée par Marcel Puech en 1996, 1997 et 1998 à la Fondation Calvet, établissement public municipal.
L' hommage au collectionneur d’exception que fut cet Avignonnais d’adoption, originaire d’un petit village de l’Aveyron, Saint-Izaire près de Millau, vous permettra également de découvrir des faïences italiennes, des bronzes et de l’orfèvrerie. Devenu un antiquaire de renom, Marcel Puech avait en effet accumulé un véritable « trésor » dans son hôtel particulier de la place Aubanel. Une exposition à déguster, dans ce musée Calvet qu’il aimait tant ! Marcel Puech, la passion du dessin. Exposition du 12mai 2012 au 18mars 2013. Musée Calvet 65 rue Joseph Vernet - Avignon. Commissaire de l’exposition Sylvain Boyer, conservateur en chef et Directeur du musée Calvet. D10h à 13h et de 14h à 18h. Fermé le mardi. Tarifs : 6 et 3 €.

Vaison Danses !

Le festival de danse de Vaison-la-Romaine nous emmènera encore une fois, en juillet prochain, à la découverte des univers de la danse contemporaine et internationale. 
Ce sera d'abord les ballets de Monte Carlo qui donneront leur fameux Roméo et Juliette présenté pour la première en 1996 dans la Principauté. Directement inspiré de la structure musicale de l’oeuvre de Prokofiev que Jean-Christophe Maillot décrypte comme un scénario de cinéma, ce Roméo et Juliette met en lumière, à l’encontre de la traditionnelle opposition politico-sociale de deux clans ennemis, la dualité, l’ambiguïté propres à l’adolescence, déchirée entre des pulsions contradictoires, entre tendresse et violence, crainte et orgueil. La tragédie des deux amants est celle qui, de manière plus générale, frappe l’âge des extrêmes et des conflits internes, l’âge où les émois et idéaux ont parfois des conséquences démesurées, voire fatales. Une fragilité que l’artiste Ernest Pignon-Ernest a voulu restituer en plaçant la scène sous le signe de la transparence et de la légèreté, jouant de la simplicité des formes comme révélatrice de la complexité du sens.
Le festival prendra le contre-pied, en présentant Les Ballets Trockadero de Monte Carlo. Créés en 1974 par un groupe de danseurs parmi les plus brillants de la danse américaine, les Ballets Trockadero de Monte Carlo, basés à New York, ont très vite conquis le public et la critique : nul ne résiste aux extravagances hilarantes de ces garçons travestis qui allient une connaissance et une technique de la danse irréprochables à un humour dévastateur tout en démontrant, à la stupéfaction générale que les hommes peuvent monter sur pointes.
Puis ce sera au tour de  Carolyn Carlson de jouer sa pièce essentielle, Synchronicity, expression de sa perception sensible et éclairée de ces événements qui bouleverse le cours d’une vie. Inspirée par Jung, elle explore le sens de ces étranges coïncidences qui résonnent en soi avec une acuité particulière. Une horloge qui s’arrête lors de la mort d’un père aimé. Une rencontre qui change une destinée. Retrouver une personne chère par un hasard qui semble inouï. Ces situations surviennent lors d’émotions intenses, de circonstances singulières, de tournants décisifs. Elles se produisent aussi entre deux êtres mus par une relation très étroite : soeurs, amants, mère et enfant.
C’est avec Bothanica, un hommage poétique et extravagant à Dame Nature, que la compagnie américaine mythique Momix dirigée par Moses Pendleton signe son retour à Vaison-la-Romaine. Momix, deux syllabes qui résonnent depuis plus de trente ans comme une formule magique dans le monde entier. Une formule synonyme d’invention gestuelle débridée, d’effets spéciaux et d’images improbables toujours aussi fascinantes.
Quant à Philippe Découflé et sa compagnie DCA qui, avec un désir jubilatoire de mettre le réel sens dessus dessous, nous enchante depuis 30 ans de ses extravagantes créations, il nous invitera pour la première fois à revisiter une oeuvre magique et atypique aux confluents de la Danse, du Cirque et des Arts Visuels.
Vaison Danses s'étoffe en présentant aussi dans le petit théâtre du Nymphée, situé dans les fouilles archéologiques, les élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon, la Compagnie Orientations Daniell et Mohamed Alnuma et la Compagnie Par’Allèles Jamal et Hosni M’Hanna.
Le festival prend de l'ampleur en proposant aussi une Master Class avec Carolyn Carlson, un stage de danse orientale contemporaine, un stage de Hip-Hop animé par la Cie Par’Allèles, Jamal et Hosni M’Hanna et un stage de danse contemporaine animé par la compagnie Françoise Murcia.
Enfin, en collaboration avec le cinéma Le Florian, le cinéma de Vaison-la-Romaine, le festival mettra en place un programme  de documentaires et de films intitulé Danses au cinéma. Sont programmés : Carolyn Carlson chorégraphie le Nord, documentaire de Bernard Nauer (Avant-première en présence du réalisateur), Crazy Horse, documentaire de Frédérick Wiseman Avec Philippe Decouflé, Ali Mahdavi, Pierre Legendre... et  Cabaret, le fameux film de Bob Fosse, avec Liza Minnelli, Michael York, Joel Grey, Fritz Wepper, Helmut Griem. Vaison Danses, du 9 au 27 juillet, théâtre antique de Vaison-la-Romaine et théâtre du Nymphée. Location à partir du 2 mai. 

Cavaillon, un événement à la Scène nationale


Anne Teresa de Keermaeker
 "Rosas danst Rosas"
 

La Scène nationale de Cavaillon a le grand plaisir d'accueillir Anne Teresa de Keermaeker pour deux représentations de "Rosas danst Rosas", considérée maintenant comme une oeuvre classique de la danse contemporaine et l'une de ses oeuvres premières qui a révélé sa nécessaire et magnifique présence chorégraphique .
Dans "Rosas danst Rosas", la répétitivité de la musique et du mouvement, amorcé dans "Fase", est plus amplement développée. Thierry De Mey et Peter Vermeersch ont composé la musique simultanément et en interaction avec la chorégraphie.
"Rosas danst Rosas", ce sont quatre danseuses très complices et cinq chapitres débordant d’intense énergie physique. Dans cette machine de corps, l’énergie est tempérée par une série de mouvements quotidiens très reconnaissables : l’abstraction se transforme alors en une gamme de petits récits émotionnels concrets que le spectateur reconnaît et qui le touche. Le spectacle sera proposé le jeudi 10 mai à 19h et le vendredi 11 mai à 20h30 au Théâtre de Cavaillon. Durée : 1h 40. Tarifs : 26 € / 21 € / 18 € / 10 €. Billetterie en ligne sur theatredecavaillon.com ou 04 90 78 64 64, du lundi au vendredi de 11h à 18h.

Vaison-la-Romaine, "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" regard sur René Char


Une rencontre poétique pour approcher, approcher seulement, ce qui restera mystère et secret, indévoilés peut-être de ceux-là qui ont vécu en poésie un amour inscrit dans le dur désir de durer sur un territoire dessiné par leur seule relation.
La proposition de ce qui n’est ni conférence ni spectacle mais bien une approche, presque sur la pointe des pieds, discrète et silencieuse, de témoignages infiniment respectueux d’une rencontre qui bouleversa irréversiblement  la vie de quelques personnes ayant habité en poètes la terre de Provence est née d’une émotion appelant le partage.
Deux ouvrages parus respectivement en 2011 et en 2012 portent témoignage d’une passion hors du commun ayant lié pendant 30 ans Tina Jolas et René Char. Le premier, Emportée, signé par Paule du Bouchet, la fille de Tina, est le récit pudique et douloureux de la violence faite à une enfant  à qui sa mère a été arrachée par un amour dévastateur de l’ordinaire des jours. Le second, Tina, l’amour infini de René Char, se présente sous la plume de Patrick Renou comme le roman topographique d’une relation écrite en paysages de terre et d’encre.
 Les milliers de lettres échangées par ces amants seront un jour publiées. Aujourd’hui, ces deux textes, poignants, disent l’ombre et la lumière et quelque chose du soleil noir de la mélancolie et tous deux s’inclinent au passage de la silhouette en robe rouge d’une femme singulière croisant pour toujours la route énigmatique d’un minotaure puissant et terrassé.
Tina Jolas, décédée à l’hôpital de Vaison-la-Romaine le 4 septembre 1999, repose au cimetière de Faucon et  Paule du Bouchet avec ce livre a élevé à sa mère un admirable tombeau accordant à l’une et à l’autre sa part de vérité, avec vrillée au cœur une question semblable à celle d’Aragon : où est le vrai de vivre ? Une question posée à chacun de nous, objet de cette rencontre … « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Regard sur René Char. Un poète et sa muse. Proposé par Hadrien 2000 et Repères en Vaucluse. Mardi 8 mai 2012 de 17h à 19h. Mas Saint Quenin 6, avenue Jules Mazen à Vaison-la-Romaine Réservations à conseil.ab@wanadoo.fr  ou sur le 04 90 28 80 18.

Mane, les rythmes du vivant au prieuré de Salagon


Sylvie Deparis

Jusqu'au 17 juin, le musée Salagon accueille les peintures  de Sylvie Deparis. Artiste du végétal, Sylvie Deparis prend possession de l’église de Salagon à travers une vingtaine de ses œuvres ; des peintures sur voilage ou tissu de tailles imposantes qui habillent les lieux. Née en 1965, Sylvie Deparis est diplômée de l’école des Beaux-Arts de Toulouse et de l’école d’Art d’Avignon. Longtemps restauratrice de peintures, elle a mené plusieurs travaux dans les célèbres temps égyptiens de Karnak et du Caire avant de démarrer  un travail de création plus personnelle. Inspirées par la vie végétale et la nature, les peintures de Sylvie Deparis conjuguent la légèreté des supports et la force du trait, la présence de la matière, des tiges, des branches, de leurs dessins précis, et les jeux d’ombres et de mouvements qu’elles recréent. 
Elles proposent un contact intime avec l'arbre, la branche, l'entrelacement de lianes.   « Ma démarche artistique est une recherche de transcription des rythmes du Vivant, dans une approche énergétique et sensorielle. Elle puise à la source de l’univers végétal, perçu comme équilibre dynamique de flux, circulation de  souffles. » écrit -elle. 
Du printemps aux premiers jours de l’été, son exposition  nous propose de  regarder autrement Salagon, à faire ces aller-retour nécessaires entre le dedans et le dehors, l’obscurité de l’église et la lumière qui règne autour 
des jardins, le végétal dans sa matérialité et son interprétation par l’artiste. Végétales est  programmée dans le cadre de l’Art de Mai, une manifestation proposée par le Conseil général des Alpes de Haute-Provence et 
qui œuvre pour la promotion de l’art contemporain. Végétales, musée ethnologique de Salagon, Mane (04). Ouvert de 10 h 19 h en mai et juin. Tarifs : 5€ (visite libre de l'ensemble du site, audio-guide compris). http://musee-de-salagon.com/

Ménerbes, Kiko Lopez et Christine Ferrer


Deux artistes, un désir commun, un lieu unique. Kiko Lopez , créateur verrier, et Christine Ferrer, plasticienne, se connaissent depuis longtemps.
Kiko  Lopez travaille  le verre, le cristal, la lumière, le reflet, et de là naissent  miroirs, sculptures, galets de cristal, qui, au-delà de leur nature réfléchissante,  nous renvoient chacun à une mémoire, à un imaginaire intime, à notre image au-delà des apparences.
Christine Ferrer explore sous plusieurs formes les contours de l'attente, des liens qui attachent et libèrent, des possibles du corps, de l'enfermement. Elle détourne les enveloppes et les objets, et imagine des dispositifs lumineux pour éclairer autrement lieux et installations.
Dans cette présence commune, leurs œuvres  respectives vont se questionner, se répondre. Il sagira pour les miroirs de Kiko Lopez de réfléchir autrement, et  pour les installations de Christine Ferrer daccueillir cette invitation  à la mise en perspective, dans une reconnaissance mutuelle de leurs univers. Maison de la truffe et du vin, du 11 mai au 8 juin 2012.

Vers-Pont du Gard, focus sur la terre crue


La Terre crue, matériau de construction qui, avec le bois et la pierre, figure parmi les plus anciens du monde, a été utilisée pendant des siècles par les bâtisseurs de toutes les zones géographiques du globe. Abandonnée au XXème siècle, cette matière première est aujourd’hui redécouverte et réhabilitée par les constructeurs et architectes qui redécouvrent avec attention ses grandes qualités plastiques, esthétiques, écologiques et économiques. Certaines réalisations contemporaines ont déjà vu le jour...
La moitié de l’humanité vit aujourd’hui dans des habitats réalisés en terre crue élaborés selon une multitude de techniques adaptées au matériau de chaque région : bauge dans le nord-ouest de la France, torchis de l’architecture à colombage en Alsace, pisé, adobe… La terre est le matériau de construction existant le plus naturel, nécessitant peu de transformations, recyclable et disponible en ressource locale immédiate.
Dans le cadre de la convention de partenariat nouée avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, l’Etablissement Public du Pont du Gard co-produit cette exposition de culture scientifique itinérante qui, après avoir été présentée à Paris, en Alsace, puis dans le Nord de la France, sera pour la 1ère fois dans le Sud de la France en Languedoc-Roussillon, au Pont du Gard, de mai à décembre 2012. Ma terre première pour construire demain. Pont du Gard, du 3 mai au 31 décembre 2012.

Avignon, un concert exceptionnel de l'orchestre lyrique


Rendez-vous le vendredi 11 mai 2012 à 20h30, à l’Opéra - Théâtre d’Avignon, pour un concert symphonique unique ! Roger Muraro et l’Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence sous la direction de Yeruham Scharovsky.  Au coeur de ce programme les deux visages de Liszt : « le patron » de la musique européenne, inventeur du concert moderne (Concerto pour piano et orchestre n°2), et l’homme en son intimité et sa spiritualité (le très rare Malédiction, en sa version pour piano et cordes).En écho à ce premier visage, ce majestueux triptyque de Schumann. Et en écho au second, méditatif, Simple Symphony de Britten et cette hallucinée lecture du fameux tableau de Breughel par Hugues Dufourt. Liszt multiple, protéiforme !
Programme : Hugues Dufourt, Les chasseurs dans la neige d’après Brueggel; Benjamin Britten, Simple Symphony, pour cordes Ferenc Liszt, Malédiction pour piano et cordes Franz Liszt, Concerto pour piano et orchestre n°2 en la majeur Robert Schumann, Ouverture, Scherzo et Finale, pour orchestre, op.52
Informations et réservations : Opéra -Théâtre d’Avignon 1 rue Racine 84000 Avignon. Tarifs : de 4 à 35 euros. Tél. 04 90 82 81 40.


Sainte-Cécile-les-Vignes, histoire de l'étonnante métamorphose des papillons


L’exposition « Histoire d’une étonnante métamorphose », sur le thème des papillons est issue des collections de  Louis Gauthier léguées à la commune de Sainte-Cécile-les-Vignes en 2000, mais également des collections de M. Paul Culambourg, offertes à la Collection Louis Gauthier en juillet 2010.
Ainsi, plus de 85 boîtes parmi les 190 qui composent ses 2 collections, sont exposées au public, ce qui représente environ 2 500 papillons.
Vous pourrez admirer à la fois des papillons typiquement européens, que l’on peut retrouver dans nos jardins à la belle saison, mais aussi des papillons néo-tropicaux (comme les Morpho bleu) ou exotiques. Jaune, bleu, vert, rouge ou orange, diurne ou nocturne, petits ou grands, chenille, cocon ou chrysalide, venez donc découvrir l’univers éphémère des papillons.
Pour compléter l’exposition, des fiches explicatives ainsi qu’une documentation est à votre disposition. Les livres exposés sont issus du don de M. Culambourg, qui a légué à la commune non seulement ses collections entomologiques soit plus de 220 boîtes, mais également toute sa documentation (livres et revues scientifiques) et son matériel entomologique (boîtes, étaloirs à insectes, papier cristal, épingles, etc.….) présent également dans l’exposition.
Enfin vous trouverez de quoi vous passionner pour les papillons et devenir un véritable observateur et protecteur de ces éphémères insectes. Des fiches de comptages et d’identifications, sont à votre disposition au sein de l’exposition afin de participer à la protection et au comptage, mis en place par Noé Conservation et le
Muséum national d’Histoire naturelle. « Histoire d’une étonnante métamorphose » Collection Louis Gauthier. Exposition jusqu'au 27 octobre, entrée gratuite. Jusqu'au 30 juin : du lundi au vendredi, 9H - 12H et 14H-18H et et le samedi 9H-12H. Espace Culturel, Place Max Aubert. 84290 Sainte-Cécile-les-Vignes.

Grignan, les Femmes savantes seront de la Fête



Depuis 25 ans, le Département de la Drôme produit un spectacle de théâtre présenté pendant deux mois devant la magnifique façade du château de Grignan. Un très nombreux public, d’une grande diversité, se presse dans les gradins dressés dans ce site exceptionnel pour découvrir chaque été une nouvelle création théâtrale.
Après le très important succès populaire (plus de 30 000 entrées) du Roi s’amuse de Victor Hugo, mis en scène par François Rancillac, et de Hamlet de William Shakespeare mis en scène par Jean-Luc Revol, la scène de Grignan a été confiée à Denis Marleau qui y crée les Femmes savantes de Molière.
Mettre en scène Les Femmes savantes devant la façade du château de Grignan est aussi une fort inspirante chose… Se rappeler qu’une autre et vraie femme savante contemporaine de Molière pensait à ce château lorsqu’elle écrivait ses nombreuses lettres à sa fille convoque un beau jeu de miroirs et d’affinités électives… Ainsi Mme de Sévigné, qui passa ses dernières années à Grignan, avait suffisamment d’humour pour s’amuser des travers de ces femmes qui souhaitent sincèrement mais maladroitement s’élever par les mots. Mais le pseudo poète qui les séduit provoque une critique encore plus sarcastique et mordante du dramaturge envers les esprits pédants cancanant dans les gazettes mondaines que Mme de Sévigné elle-même n’épargne pas dans sa correspondance.
Et c’est bien cette imposture et ces malentendus sur les mots et le génie qui ont séduit Denis Marleau pour sa première rencontre avec le grand auteur Les représentations commenceront le 28 juin. Les portes du château seront ouvertes à 19h30 pour permettre au public de jouir de ce cadre exceptionnel avant le début du spectacle. Il sera possible de boire un verre ou de se restaurer légèrement avant de rejoindre les gradins. Les
spectateurs auront ainsi le loisir de profiter plus longtemps, plus sereinement, du coucher de soleil avant d'applaudir les Femmes savantes. Les Femmes savantes, Fêtes nocturnes, château de Grignan, du 28 juin au 18 août (attention, il n'y a pas de représentation tous les jours). Réservation à partir du 23 mai, tarifs : 20, 14 et 8€.


Lire aussi : Des femmes savantes pleine d'esprit et Grignan, la recette d'un succès

mercredi 2 mai 2012

Vaison-la-Romaine expose les paravents de la collection Couturier


Andrew Painter (Angleterre)
Paravent

"C’est en décembre1998 qu’un couple est rentré dans ma galerie l’Atelier à Angers où nous étions installés depuis plus de dix ans. L’épouse d’un ton passablement agacé s’oppose à l’achat d’une toile remarquée par son mari, elle vient vers lui, le prend par le revers de sa veste et lui dit «viens, c’est point utile une toile!»
Placé entre elle et la porte, j’ai pensé qu’une réponse s’imposait. «Vous voulez une toile utile Madame, alors donnez-moi votre adresse, dans six mois je vous organise une exposition de paravents, ne pare t-il pas du vent ? C’est sa destination première. Ne modifie t-il pas les volumes? N’apporte t-il pas un décor, ne cache-t-il pas la misère ? Le paravent est donc bien une «toile utile»! Elle ne manquait pas d’un certain humour cette dame car elle me tendit la main en me disant «D’accord, dans six mois et vous savez comment l’on qualifie ceux qui se dédisent.»
C’est donc à ma demande que douze artistes de mes amis réalisèrent chacun un paravent, autant d’objets révélateurs de la «patte» et du talent des signataires. Ils furent exposés du 3 au 12 novembre suivant dans le hall de la Caisse d’Épargne d’Angers car les paravents demandent beaucoup de place pour être appréciés à leur juste valeur artistique. Il fallait un vaste volume et une large surface et cette salle était, pour ce cas, la seule disponible.
Le couple était présent à l’inauguration. L’exposition fut prolongée jusqu’au 30 du mois compte tenu du succès obtenu." Daniel Couturier.
Depuis cette collection d'une trentaine de paravents réalisés par des artistes français, anglais, belges, argentins, marocains, polonais ... est demandée en France et en Europe par les musées et autres lieux d'exposition. C'est la première fois qu'elle est exposée dans le sud de la France ! Ferme des arts, jusqu'au 22 juin. Du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 17h30. Le samedi, de 14h à 17h30.